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 Caresser des ours, c´est bien, mais il faudrait prendre des cours de langue !
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Klaus Wowereit, 53 ans, vient non seulement d’être reconduit dans ses fonctions de maire de Berlin, mais également d’être nommé nouveau plénipotentiaire pour les relations culturelles franco-allemandes. A compter du 1er janvier 2007 et pour une durée de quatre ans, il succèdera dans ces fonctions à Peter Müller, ministre président de la Sarre.
Peter Müller a vivement encouragé la réalisation du manuel d’histoire franco-allemand destiné aux lycéens des deux côtés du Rhin. Avez-vous déjà, de votre côté, des projets pour concrétiser les échanges culturels de nos deux pays ?
Le poste de plénipotentiaire est avant tout un poste de coordination. Culture et éducation relèvent en Allemagne de la compétence des seize Länder. Le poste de plénipotentiaire est donc là pour permettre à la France d’avoir un interlocuteur unique en la matière.
Je m’attacherai à donner mes propres orientations une fois la phase d’initiation passée. Et là, la culture aura son rôle à jouer, d’autant plus que je suis aussi, depuis peu, responsable de la culture au gouvernement berlinois.
Pas encore de programme concret, donc, mais peut-être des idées visionnaires. Car bien que votre prédécesseur ait beaucoup fait pour la langue et la mobilité, le français est de moins en moins appris en Allemagne, idem pour l’allemand en France. Auriez-vous une stratégie pour changer la donne ?
Vous avez malheureusement raison sur le fond, mais il existe tout de même des exemples positifs, comme celui de Berlin. Nous enregistrons un intérêt toujours plus grand des élèves pour le DELF (Diplôme d'Etudes en Langue Française) venant certifier les connaissances acquises en français. Le système scolaire berlinois possède déjà de nombreuses offres dans le domaine francophone, et ceci bien que nous ne soyons guère près de la frontière avec la France.
Et nous avons également pris des mesures adéquates. Depuis l’année scolaire 2002/2003, il est obligatoire d’apprendre une langue étrangère à partir du CE2, l’anglais ou même le français.
Sur ce point, je pense que je peux apporter quelques unes des expériences de Berlin pour contrer la tendance générale plutôt négative.
Un partenariat bilatéral existe depuis 1987 entre Paris et Berlin. Tout comme votre homologue parisien Bertrand Delanoë, vous dites apprendre beaucoup l’un de l’autre. En quoi ce partenariat pourra-t-il vous aider dans vos nouvelles fonctions ?
Une composante essentielle du partenariat entre les deux villes réside dans le travail culturel en commun et l’échange d’expériences entre les acteurs de Paris et de Berlin. En tant que maire de Berlin, je continuerai bien entendu sur cette voie et je compte l’incorporer à ma nouvelle mission, par exemple à l’occasion de la fête célébrant les 20 ans du partenariat, en 2007.
La richesse du partenariat entre les deux capitales est également pour moi une bonne base pour commencer, à mon nouveau poste. Paris signifie plus pour la France que Berlin pour l’Allemagne. Les capitales revêtent une valeur toute différente dans les deux pays, selon leur histoire nationale respective. Cela se vérifie notamment dans le domaine de la culture. Et dans ce sens, c’est plutôt bien que je possède déjà de bons contacts à Paris.
„Eine letzte Frage“: notre dossier concerne l’amour entre les Allemands et les Français ainsi que les relations entre nos deux pays, thème sympathique pour le changement d’année. Peut-être auriez-vous, à ce sujet, quelques mots pour nos lecteurs ?
Les rapports des deux pays et des deux peuples ont connu des hauts et des bas au cours de l’Histoire. De nos jours, nous menons les relations les plus étroites au monde entre deux Etats. Berlin y est pour beaucoup. La France appartenait aux trois forces d’occupation alliées du temps du Mur. Au fil des années, des relations se sont tissées avec les soldats français et leurs familles. Si bien que certains, ici, étaient tristes du retrait des Français. Permettez-moi donc de saluer les soldats et leurs proches qui furent de service chez nous, à Berlin.
Propos recueillis par mail et en allemand par Charlotte Noblet.
A noter : le Maire de Berlin ne profitera pas de son nouveau poste pour apprendre la langue de Molière. Le temps lui manque. Nous lui pardonnerons s’il se révèle - ce que nous souhaitons de tout coeur -, le Roi des relations culturelles franco-allemandes !
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"Caresser des ours, c´est bien, mais il faudrait prendre des cours de langue !"
qu´est ce que c´est que ce commentaire??!
vous avez pété les plombs à la gazette?