Cet hiver, c’est décidé, on arrête l’auto-stop par - 20 degrès. Si vous avez amassé de quoi vous offrir un petit bijou routier, voilà quelques conseils se mettre en règle avec les autorités.
La première étape pour rouler en Allemagne est celle de l’enregistrement de votre véhicule. Tout véhicule à moteur, dit en Allemagne Kraftfahrzeug (KFZ) doit posséder une police d’assurance responsabilité civile (Haftpflichtversicherung, cf. « Vie pratique » de la Gazette de Berlin n°6). Celle-ci vous permettra d’obtenir une confirmation d’assurance, qu’on appelle Doppelkarte. Muni de cette dernière, du titre de propriété de votre véhicule (Fahrzeugbrief) et des attestations du contrôle technique TÜV et ASU, vous devrez vous présenter à la Direction générale des routes et de la circulation routière (Straßenverkehrsamt) de votre lieu de domicile afin de faire enregistrer votre véhicule. Vous obtiendrez ainsi les plaques minéralogiques nécessaires à la circulation sur les routes allemandes.
Tous les deux ans votre automobile, (Personenkraftwagen, PKW) devra passer par deux contrôles techniques rigoureux. Le premier est effectué par le service de contrôle technique des véhicules (Technische Überwachungs-Verein, TÜV). Ne sous-estimez pas son importance : il indiquera dans quelle classe fiscale votre véhicule se trouve. Le second contrôle permet d’estimer la quantité de gaz d’échappement que rejette votre voiture ; ce test s’appelle l’Abgas-Sonder-Untersuchung (ASU), et vous pourrez l’effectuer dans n’importe quel garage.
Si vous avez décidé de garder encore quelques temps votre vieille berline ramenée de votre pays d’origine, sachez qu’après un délai de 3 mois, il vous faudra changer son immatriculation. Pour cela, vous devez être résident et donc, avoir obtenu votre Anmeldung (cf. « Vie pratique, Gazette n°3). Ensuite, il vous faut également vous procurer un certificat européen de situation ; celui-ci constitue une attestation de « non gage » et de « non opposition » du véhicule, à demander par courrier au Kraftfahrtsbundesamt (KBA, www.kba.de) à Flensburg (cela coûte environ 14 euros à payer en contre-remboursement). Ce certificat a une durée de validité d’un mois seulement.
De là, rendez-vous à l’instance d’admission (Zulassungsstelle) la plus proche de votre domicile. On vous y échangera votre carte grise contre une attestation à envoyer au consulat général de votre pays d’origine à Berlin, qui informera la préfecture concernée du changement d’immatriculation. On vous donnera aussi le Fahrzeugbrief et le Fahrzeugschein (ces deux documents forment à eux deux l’équivalent de la carte de grise), propres au propriétaire du véhicule, qui rassemblent les informations techniques de la voiture et récapitulent les passages au contrôle technique.
Une fois le numéro de plaques attribué, vous devrez aller les faire graver (un magasin est présent directement sur place). Comptez entre 25 et 30 euros. Vous devrez aussi vous acquitter des frais administratifs (également de l’ordre de 30 euros).
Avec vos nouvelles plaques et votre quittance, vous pourrez vous présenter à un guichet pour obtenir les 2 pastilles réglementaires ; celle de votre ville, et l’autre indiquant la date de votre prochain passage au contrôle technique.
Acheter une voiture en Allemagne et la ramener « au pays »
L’Allemagne attire beaucoup d’étrangers « européens » (le plus souvent français du fait des tarifs élevés appliqués dans l’Hexagone) : les prix des voitures y sont particulièrement compétitifs. Nombreux sont ceux qui réussissent à dégoter la bonne affaire, d’autres par contre n’ont rencontré que des embûches. Ceux qui se sont lancés avant vous dans la quête de la berline moins chère livrent leurs conseils http://www.forum-auto.com/sqlforum/section15/sujet134243.htm ou le journal d’un achat réussi, http://www.voituresmoinscheres.fr/index.php?pg=comment-acheter, pour une transaction par mandataire.
Paul Flavien Enriquez-Sarano