
Le 17 septembre prochain, les Berlinois ont rendez vous au bureau de vote pour élire les 130 députés de leur nouvelle assemblée, qui désignera par la suite son gouvernement.
Celui-ci est composé du « bourgmestre » (« regierende Bürgermeister »), l’équivalent du maire, assisté par des ministres (jusqu’à huit) qui doivent tous obtenir la confiance de l’assemblée (Abgeordnetenhaus) élue par le peuple. Le système de vote local est similaire à celui des élections fédérales. Chaque électeur dispose de deux voix. Avec la première, on peut désigner directement son candidat préféré dans sa circonscription, celui dont la tête est affichée sur les réverbères près de chez vous. La deuxième voix est indirecte et va à un parti, qui désignera par la suite ses députés en proportion du nombre de voix obtenues sur l’ensemble du Land. Par exemple, si vous trouvez le candidat du SPD bien habillé ou que la candidate de la CDU a un joli sourire, mais que vous êtes définitivement vert, vous pouvez voter pour les deux à la fois. Pratique pour les indécis. Le bourgmestre en exercice, Klaus Wowereit (SPD), à la tête d’une coalition de gauche dite « rouge-rouge » (SPD + Die Linke), brigue sa propre succession. Berlin est avec Hambourg et Brême l’une des trois Villes-Etat allemandes, qui ont la particularité d’avoir un gouvernement unique, pour la ville comme pour le Land. M.Wowereit est donc à la fois maire de la ville de Berlin et Ministre-Président du Land de Berlin. Berlin, cité des étudiants, des artistes, des intellectuels… et des chômeurs est traditionnellement orientée à gauche.
Les électeurs sont donc appelés à voter le 17 septembre, « alt » ou « neu » Berliner, qu’ils soient allemands ou ressortissants de l’Union européenne. Mais pas les autres. Et notamment les 117 000 Turcs établis dans la capitale, ce qui peut paraître surprenant lorsqu’on connaît l’empreinte laissée par la communauté dans la vie berlinoise.
Ph.D.