Théatre
HIGHLIGHT
Lecture de Céline Robinet
Une fois n’est pas coutume, c’est une lecture que nous vous conseillons pour le mois à venir. Et ce n’est pas parce que Céline Robinet est une fidèle de La Gazette. Jetez un coup d’œil à son recueil de nouvelles « Faut-il croire les mimes sur parole ? » pour vous en convaincre : poésie joueuse et ironie subtile, audace et tendresse, ce livre rebondit sans cesse au rythme de chutes plus qu’inattendues. Lecture et slam, mimiques et drames, Céline Robinet et ses mimes vous laisseront sans voix ! Vous passerez une heure de bonheur littéraire, un verre de vin à la main, en ouvrant tout grand vos oreilles à des histoires directes, percutantes, dérangeantes et drôles, en vous laissant emporter par un flot de mots, pas souvent doux, mais toujours savoureux.
Le samedi 1er mars à 18h à la Librairie Zadig (Berlin)
www.myspace.com/kacosonia
« Faut-il croire les mimes sur parole ? », Au Diable Vauvert, 2007
FaustFaustFaust
Une première sur la Rosa-Luxemburg-Platz, toujours signée par le maître des lieux, Castorf. Que dire sur le classique des classiques de la littérature allemande, le chef-d’œuvre universel de Goethe ? Les temps changent, et le metteur en scène en prend acte. L’action a lieu à Berlin, en 2008, et elle est rythmée par des chants de chœur et de la musique grandiose. Collusion de douceur, de cruauté et de souffrance, elle verra le triomphe de Mephisto, encore et encore…
Les 29.2 et l.3 à 19h30 à la Volksbühne
Kirschgarten
En cette fin de XIXe siècle, l'été s'installe doucement en Russie dans la propriété de Lioubov Andréevna, tout juste revenue de Paris après cinq ans d'absence. Rien ne semble avoir changé depuis l'âge d'or de son enfance. Pourtant rien n'est plus comme avant. Aveuglée par la nostalgie, elle refuse d'adapter sa chère cerisaie aux nouvelles contraintes de cette Russie moderne en pleine émergence. Ultime et testamentaire pièce de Tchekhov, voici le formidable tableau d’une société en plein bouleversement économique, social et idéologique, une réflexion puissante sur la souffrance personnelle de tous ceux qui doivent faire le deuil d’une vie résolument passée.
Les 3, 4, 8, 13, 14, 15, 16 et 17.2 à 19h30 à la Schaubühne
Gegen die Wand
Première de cette adaptation théâtrale du film de Fatih Akin par Armin Petras. C’est l’histoire d’un homme et d’une femme si malheureux qu’ils ont essayé de se tuer pour échapper à leur vie étouffante, et qui décident de se marier pour la même raison. C’est aussi une histoire d’amour ignorée, découverte trop tard ; une histoire d’émancipation qui fait mal…
Les 6 et 11.2 et le 3.3 à 20h au Maxim Gorki Theater
Die Wildente
« Le Canard sauvage » d’Ibsen est à l’image de toutes les œuvres de ce grand dramaturge. Un idéaliste revient dans sa ville natale et découvre, en quête de la vérité absolue, les secrets dissimulés derrière la façade du foyer apparemment heureux des Ekdal. Avant son arrivée, chacun vivait dans un monde imaginaire, pour l'idéaliste, les membres de cette famille vivent dans un mensonge intolérable. Mais quand les squelettes sortent du placard, les rêves et les fondements de la famille s'effondrent. Citation utile : « Si vous retirait le mensonge de la vie de personnes ordinaires, vous leur retirez en même temps le bonheur. »
Les 13 et 18.2 à 19h30 et le 9.2 à 19h au Deutsches Theater
Roberto Zucco
Pièce choc et scandaleuse de Koltès, inspirée de faits réels, qui relate l'histoire du tueur en série italien Roberto Succo, élevé à une dimension mythique et croisée à l'histoire de la « gamine », jeune fille en perdition : début shakespearien, rythme rapide, défilé de personnages, meurtres en série. « C'est la première fois que je m'inspire d'un fait divers, mais celui là n'est pas un fait divers. Succo a une trajectoire d'une pureté incroyable », disait le dramaturge à propos de celui qui a défié toutes les instances du pouvoir, familial, étatique, moral.
Les 16 et 25.2 à 20h30 au Deutsches Theater
Richard III
Première pour un classique shakespearien au Berliner Ensemble. Des cadavres, il y en a sur la voie du pouvoir. Mais l’anti-héros Richard n’est pas un monstre diabolique : sa soif de puissance naît d’un désir de revanche sur la Nature qui l'a fait difforme et sur la société entière. Contre l'insignifiance et la mesquinerie qui l'entourent, Richard prend le parti de l'absolu : le Mal absolu, certes, mais qui permet l’exercice de sa liberté propre. Un drame impérissable, sur le pouvoir, l’amour, la mort, la destruction et l’anéantissement.
Les 8 et 22.2 à 19h30 au Berliner Ensemble
Cabaret
Cocktail explosif de danse, de chants dissonants, de petitesses, d’une belle histoire d’amitié, tout cela sur un fond historique dramatique. La pièce de théâtre, qui avait inspiré le film de Bob Fosse, retrouve les planches berlinoises. La fascinante capitale allemande des années 20, son agitation, sa force d’innovation, son attraction surgit à chaque instant dans l’histoire de la chanteuse de cabaret américaine Sally Bowles. Les derniers instants de bouillonnement culturel, els dernières pulsations d’une vie libre avant l’arrivée au pouvoir du nazisme.
Du 5 au 10, du 12 au 17, du 19 au 24, du 26 au 29.2, les 1, 2, 4 et 5.3 à 20h
100° Berlin
Un marathon théâtral, ouvert à toute la scène berlinoise ! Seule restriction, chaque spectacle ne doit pas dépasser une heure. Sinon, tout est permis sur les estrades de Hau 1, 2 & 3, des Sophiensaele et du Theaterdiscounter. Pour aller de l’une à l’autre, une navette qui résonnera de pièces radiophoniques, pour ne pas perdre une minute de plaisir. Tous les espaces seront envahis par plus de 200 productions, 1200 participants. Improvisation, performances, show-cases, installations vidéo… sont au programme. La liste est longue ! Prenez votre souffle et lancez-vous dans ce marathon inhabituel !
Du 21 au 24.2
www.sophiensaele.de
www.hebbel-theater.de
www.theaterdiscounter.de
MUNICH
Das Leben ein Traum
Chef-d'œuvre du théâtre universel, si essentiellement baroque, qui a révolutionné le théâtre pour les siècles suivants, multipliant les intrigues, cultivant l'art du trompe-l'œil. Réalité et illusion s'y entremêlent constamment, déjouant les tentatives de résumer l’intrigue. Les thèmes croisés du songe de la vie terrestre et de la réalité de la vie éternelle, de l'illusion et de l'erreur, du désabusement, de la fatalité ou du libre arbitre donnent sa dimension philosophique et théologique à ce drame emporté par un souffle épique. Mais la profonde méditation sur l'existence humaine - sur l'amour, l'honneur, le pouvoir politique, la justice, la fugacité du bonheur ou le sens de la vie - qui l'anime, n'est jamais abstraite. Des personnages hauts en couleur, pleins de passions et de fureurs, incarnent de façon spectaculaire cette représentation symbolique de la destinée humaine.
Les 10, 15, 20, 27.2 et le 5.3 à 19h30 au Bayerisches Staatsschauspiel