Au Québec :
Universalité, gratuité, égalité, intégralité et transférabilité (en cas de déplacement) sont les cinq grands principes de la Loi Canadienne sur la Santé, loi fédérale qui régit l’assurance-santé. Le régime d'assurance-maladie du Québec est administré par la Régie de l'assurance-maladie du Québec, organisme public établi par le gouvernement provincial et qui relève du ministère de la Santé et des Services sociaux. Ce système date des années 60. Le Québec adopte alors un programme public d'assurance hospitalisation qui assure la gratuité des soins hospitaliers. S'ensuivra en 1971 la création de l'assurance-maladie, assurant la gratuité des soins à tout citoyen.
En France :
En France, l’assurance-maladie est une branche de la Sécurité Sociale, gérée par l’Etat. Les organismes mutualistes et les assurances privées offrent une protection complémentaire, à laquelle recourt 87% de la population. L’assurance-maladie finance les trois quarts des dépenses de santé et couvre la totalité de la population, sur une base professionnelle ou familiale. Le système n’exclut pas les chômeurs, et les plus démunis ont droit à la couverture maladie universelle.
En Belgique :
A chaque catégorie professionnelle sa couverture sociale, c’est la particularité du système de sécurité sociale belge. Il existe trois régimes principaux : celui des salariés, des indépendants et des fonctionnaires. Le système, compétence de l’Etat fédéral, est financé par les cotisations sociales, proportionnelles aux revenus, et les impôts. L’assurance maladie, l’INAMI, est obligatoire et couvre les risques de base. Chaque citoyen doit ensuite s’affilier à une « mutualité » : les deux principales sont les Mutualités chrétiennes et les Mutualités socialistes. Les patients choisissent librement leur médecin et l’organisme assureur. Le remboursement des soins se fait selon une grille de tarifs mais si le médecin, comme il en a le droit, réclame un tarif plus élevé, le patient doit alors payer la différence. Chez le généraliste, le patient paie la moitié du prix de la consultation. Chez le spécialiste, la Mutuelle ne rembourse que le tiers de la visite. Etre malade coûte donc cher.
En Suisse :
Le système de santé suisse est le plus compliqué des pays de l’OCDE. Les compétences en matière de santé sont réparties entre le Gouvernement Fédéral et les 26 Cantons. D’un canton à l’autre, les dépenses, l’offre et le modèle d’organisation varient. Contrairement à la France et l’Allemagne, la Suisse ne dispose pas d’un système d’assurance publique. La première loi sur l’assurance-maladie suisse date de 1911 et n’a été vraiment réformée qu’en 1996 : elle oblige chaque citoyen à souscrire à une assurance-maladie de base. Les caisses d’assurances sont gérées par le secteur privé. La cotisation est la même pour tous, sauf pour les enfants.
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