imprimer   24.05.2012 
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Depuis plus de six mois, les 10 millions de Belges n´ont plus de gouvernement. Dans ce pays aux trois langues officielles divisé en deux régions, la crise institutionnelle met en lumière les déchirements entre wallons et flamands. La petite minorité germanophone se contente d´attendre.

 

Il y a exactement un an, la chaîne de télé de la RTBF a fait peur aux Belges. Un reportage canular leur avait fait croire le 13 décembre 2006 que la Flandre avait déclaré son indépendance. Depuis quelques mois, la réalité s´est un peu rapprochée de la fiction.

Si la majorité des Belges reste attachée à une Belgique unie, la question de la réforme de l´Etat divise les partis politiques wallons et flamands, empêchant depuis les élections du 10 juin la formation d´un gouvernement.

 

 

Logiquement et comme de coutume, le roi avait désigné le chef du parti majoritaire, Yves Leterme, pour former un gouvernement. Mais le nouveau Formateur, chef du parti Chrétien-démocrate flamand (CD&V) s´est retrouvé pris en tenaille entre son allié, le parti libéral de la Nouvelle alliance flamande (N-VA), et le parti cousin des Chrétien-démocrates wallons.

 

 

 

Blocage politicien

 

Ces deux partis politiques sont en profond désaccord sur la question de l´autonomie. Le petit parti du N-VA qui tient par la barbichette Yves Leterme grâce à ses six députés (sur 200), veut, dans les faits, la division de la Sécurité sociale. Son chef Bart de Wever, régulièrement accusé de souffler sur les braises du nationalisme, compare les francophones à de « grands enfants de 30 ans qui ne veulent pas partir de chez leurs parents ».

Face à lui, la présidente des Chrétiens-démocrates wallon Joelle Milquet défend la solidarité nationale. Pour les francophones, l´autonomie financières serait synonyme d´un gros manque à gagner : 7 milliards d´euros d´aide transitent chaque année de la Flandres à la Wallonie.

 

 

A ces désaccords sur l´autonomie, le problème des communes flamandes limitrophes de Bruxelles apporte encore de l´eau au moulin des communautaristes flamands. Les wallons y sont parfois majoritaires et élisent des municipalités francophones, ce qui ne convient pas aux habitants néerlandophones.

Après six mois de crise, critiqué pour son manque de charisme et ses gaffes, Yves Leterme a fini par jeter l´éponge en démissionnant de son poste de formateur le week-end du 8 décembre.

 

 

 

Et les germanophones ?

 

La petite communauté germanophone fait profil-bas pendant la crise. Gerard Cremer, le rédacteur en chef du principal journal de la communauté Grenz-Echo, explique que les « Belges de l´est » sont plutôt favorables à plus d´autonomie. Pas au niveau fédéral mais par rapport à la région wallonne, dont ils dépendent. En attendant, « nous nous tenons sur le balcon et nous observons avec attention », indique le journaliste.

 

 

Du haut de leur balcon, les 74 000 germanophones regardent vers la Belgique et non pas vers le voisin allemand. Aucun sondage, comme celui commandé par Le Journal du Dimanche en France, demandant si les Allemands seraient prêt à intégrer ce petit bout de Belgique n´a été fait.

 

 

Si la crise n´est pas prête d´être résolue, un gouvernement intérimaire devrait être constitué par l´ancien premier Ministre Guy Verhofstadt, le roi lui en ayant fait la demande le 10 décembre. Il devrait régler les affaires urgentes comme le vote d´un budget ou la question de l´envoi de militaires belges à l´étranger. Sans régler toutefois la crise et les questions identitaires qu´elle pose.

 

 

 

Julien Duriez

 

 

 

Cliquez ici por consulter l'article De César au roi des Belges








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oua + que long /// Dienstag, 04-11-08 22:32

Je suis bien d'accord avec Kev!

La Belgique ce n'est pas que ses politiciens...

enfin j'ai quand même l'impression chaque fois que je rentre que les gens se préparent lentement mentalement à une forme de scission c'est étrange de voir ça quand on vit dans un pays qui justement est sorti de la scission il y a bientôt 20 ans

 

Kev /// Mittwoch, 23-01-08 00:23

je trouve exagéré et limitatif de titrer "La belgique stagne" !

La Belgique c'est tout un pays avec des gens créatifs, qui vont de l'avant et qui dans leur grande majorité sont attachés à l'unité du pays.

Nous sommes plutôt victimes des élites politiques médiocres et irresponsables!

 
 

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