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"Un vent frais du Sud-Ouest"...tel était l'argument de campagne du notaire originaire du quartier berlinois de Zehlendorf. Il semble bien que ce soit une bourrasque de soupçons d'indélicatesses qui ait emporté l'éphémère sénateur à la justice avant que le scandale de sa vraie-fausse démission à 50 000 € n'éclate.

Après à peine 11 jours en poste en tant que sénateur à la Justice et à la protection des consommateurs, Michael Braun (CDU) quitte le gouvernement berlinois de coalition SPD-CDU. Une carrière politique écourtée pour le notaire qui n'aurait pas remplie correctement ses fonctions en faisant preuve de négligence dans la vente de biens immobilier douteux. Ce petit aller-retour aura été particulièrement rémunérateur pour M. Braun. Vivement critiqué, l'édile repart avec un petit pactole à la faveur d'un artifice juridique passé presque inaperçu.

 

 




La coalition entre les sociaux-démocrates et les conservateurs connaît ses permières difficultés.

Michael Braun fait l'objet de plaintes déposées par des associations de consommateurs et deux recours ont été lancées contre lui auprès de la Chambre des notaires. Il aurait donné de mauvais conseils immobiliers alors qu'il était notaire, il aurait donc failli à ses obligations professionnelles de mise en garde et d'information dans le cadre de transactions immobilières scabreuses. Soupçonné d'être lié à une dizaine d'affaires d'escroqueries, le sénateur a toujours récusé ces accusations, et affirmé avoir toujours respecté la loi concernant la certification de biens immobiliers, avant d'accorder qu'il avait certifié partiellement des transactions douteuses ("Shrott Immobilien" soit "immobilier pourri"). En revenant sur ses propos, l'ex bref sénateur tout juste nommé a mis en péril le couronnement de sa carrière politique. De leur côté, le SPD et la CDU, les deux partenaire de la toute fraîche coalition de la capitale ont tenté tant bien que mal de faire oublier ce faux-départ du nouvel exécutif berlinois. De son côté l'opposition (Verts, Pirates et Die Linke) a surfé sur le scandale, parlant de «l'administrateur des agents immobiliers véreux».


Du soutien politique au soutien financier



Klaus Wowereit, maire de Berlin depuis 2001 et vice-président fédéral du SPD, a dans un premier temps soutenu le sénateur Braun et l'a finalement "licencié", lui permettant ainsi de partir avec 49 500 €.

Klaus Wowereit (SPD), maire de Berlin réélu, s'est rangé dans un premier temps aux côtés du nouveau sénateur pour annoncer finalement lundi qu'il était "déçu des débuts de la coalition noire-rouge". En effet l'affaire ne facilite pas les débuts de la nouvelle alliance SPD-CDU qui aux yeux de beaucoup de Berlinois paraît peu légitime puisqu'une majorité SPD-Verts certes fragile, mais une majorité tout de même était possible à l'issue des élections du 18 septembre 2011. On se souvient que le maire sortant avait interrompu de façon inopinée les négociations avec les Verts berlinois pourtant très conciliants et prêts à avaler de nombreuses couleuvres de béton. Visiblement M.Wowereit avait préféré une majorité plus large avec ses adversaires de la CDU et surtout avoir les coudés franche pour mener à bien sans encombre ses projets de bâtisseur (prolongement de l'autoroute urbaine A100, chantier d'une nouvelle bibliothèque du Land).

 

 




La Nordsternhaus, siège de l'administration du Sénat berlinois (l'exécutif) pour la justice et la protection du consommateur devrait rester quelques temps encore sans chef...

Face à la réaction de M.Wowereit et ne recevant plus le soutien de son parti, Braun a alors proposé de se retirer temporairement de ses fonctions. Après 3h de discussions, le chef du CDU et sénateur de l'intérieur, Frank Henkel, a confirmé le départ de Michael Braun. En attendant le poste de sénateur de la justice est pris en charge par le sénateur à la santé et aux affaires sociales, Mario Czaja (CDU). Trêve des confiseur oblige une nouvelle nomination ne devrait pas intervenir immédiatement. L'objectif étant d'avoir un nom pour la séance pleinière du Sénat le 12 janvier 2012.

 

A priori M.Braun aurait donc du démissionné mais celui-ci en habile juriste a su faire montre de sa maîtrise de la nuance et du formalisme procédurier. Il a donc adressé au maire une "demande de renvoi" ou de licenciement et non une "démission" . La démarche loin d'être anodine entraîne une différence des plus sonnantes et trébuchantes : une indemnité de près de 50 000€.

 

Le montant du salaire dit «de transition» correspond au salaire de 11 000 € mensuel pour les trois prochains mois, puis de la moitié (5 500 €) les 3 suivants, soit un total de 49 500 €. En cas de démission stricto sensu cette indemnité n'aurait pas eu lieu d'être. Quand on connaît le montant de l'endettement de la capitale ou encore la modicité de certains salaires en l'absence de minimum légal ces chiffre ont de quoi faire bondir plus d'un contribuable. Les enseignants par exemple, auxquels la nouvelle coalition vient de refuser la titularisation par mesure d'économie apprécieront.




Michael Braun (en bas à droite de l'image) stigmatisé comme "le plus fâcheux des Berlinois" (parmi 100 autres) par le magazine Tip

Conscient du potentiel scandale dans le scandale, Klaus Wowereit visiblement gêné face aux journalistes a répondu à la question sur la différence entre "demande de renvoi" et "démission" d'un goguenard :"là dessus demandez donc à M. Braun!". Aveux de malaise et renvoi...de patate chaude.

 

Les contribuables ont peut être trouvé un défenseur efficace en la personne de Percy MacLean, premier juge du tribunal administratif de Berlin qui dans une tribune libre dans le quotidien Tagesspiegel s'est montré virulent en appelant le sénateur de l'intérieur "à ne pas se laisser arnaqué par l'avocasserie de M. braun" et à recourir à la justice "si nécessaire".

 

Pour l'heure avec M.Braun, ce sont les contribuables qui sont marrons de près de 50 000 € à moins que l'indélicatesse ne se dissolve pas dans les vapeurs de choux rouge et de chocolat des fêtes de fin d'année. Le bimensuel cultural Tip Magazine aura au moins contribué à ce que l'oubli ne l'emporte pas, puisqu'il a choisi M.Braun pour être le "plus fâcheux" des Berlinois dans son palmarès annuel stigmatisant les pires 100 habitants de la capitale à paraître dans son premier numéro de 2012.

 

En 2009 c'est Thilo Sarrazin qui avait été désigné comme le plus fâcheux des Berlinois. S'il a du quitter le directoire de la Bundesbank, le moustachu aux propos nauséabonds et racistes est toujours membre du SPD...

 

Gwendoline Delengaigne

le 20.12.2011








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Anne /// Sonntag, 01-01-12 14:05

Presseerklärung des Präsidenten des Landgerichts:Ich sehe es mit Sorge, dass ein Notar wegen dienstaufsichtsrechtlich ungeprüfter Vorwürfe als für ein öffentliches Amt untragbar kritisiert wird», sagte Pickel. Das sei umso bedenklicher, als ein Notar sich wegen der Verschwiegenheitspflicht nicht gegen die Anschuldigungen wehren könne. «Er würde sich strafbar machen, ich kann ihn davon auch nicht entbinden.»
Die Diskussion um «Schrottimmobilien» und «Mitternachtsnotare» müsse versachlicht werden, forderte Pickel. Das gebiete der Grundsatz eines fairen Umgangs mit Notaren als Träger öffentlicher Ämter. «Wir sind in der Lage, alle Betroffenen anzuhören, auch den jeweiligen Notar. Wir können die gebotenen Ermittlungen veranlassen. Wir können mit großer Fachkompetenz unparteiisch entscheiden.»
Bislang sei keine Dienstaufsichtsbeschwerde über Braun beim Präsidenten des Landgerichts eingegangen. Er ist die Aufsichtsbehörde für Notare. «Wir haben ein Team von sieben Richtern, die sich mit solchen Beschwerden auskennen», sagte Pickel. Sie versuchten auch, Vorwürfe aus den Medien in Unterlagen der Justiz nachzuvollziehen. Das sei aber meist schwierig. Deshalb sei das Gericht darauf angewiesen, dass Betroffene sich melden und konkrete Tatsachen nennen.“ La realite et que Michael Braun n'avait aucune possibilite de se defendre . Le ministre a ete violemment attaqué dans la presse qui n' a pas vérifié le bien fondé des sources d'accusation .Un journaliste digne de ce nom doit • Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles ;
nous ne pouvons pas parler de journalisme dans le cas de Michael Braun mais de propagande diffamatoire .
Voila ce qui n' a pas ete dit:http://www.michaelbraun-mda.de/aktuelles/aktuelles.htm

 
 

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