

Dans moins d’un an, le coup d’envoi de la sixième Coupe du monde de rugby sera donné en France. L’Allemagne la suivra encore dans les tribunes. Mais dans quatre ans, elle compte bien être de la fête. Avec seulement 9 500 licenciés, la route est encore longue.
Qui en a entendu parler ? C’était en mai dernier. Pour la première fois de son histoire, l’équipe nationale allemande de rugby accédait au troisième tour de la Coupe d’Europe, chemin vers la Coupe du monde. Après avoir notamment corrigé le Luxembourg (96-0) et la Serbie-Monténégro (108-0), le Quinze germanique s’est pourtant effacé devant l’Espagne. Cette défaite n’en finit pas de faire rager la fédération nationale. Son président surtout : Claus-Peter Bach, ancien joueur aujourd’hui passé de l’autre côté de la barrière. « Il ne faut pas se faire d’idées, nous n’atteindrons pas le niveau de la France mais nous ne devons pas accepter de perdre face à des équipes comme la Russie, la République Tchèque ou l’Espagne », explique cet homme engagé. La même phrase revient dans toutes les bouches : « l’Allemagne, sa densité démographique, le gabarit de ses citoyens, a tout pour trouver une place dans le rugby européen. »
Seulement l’ovalie a pris du retard en Allemagne. « Dans les années 50 – 60, les instances ont laissé passer l’occasion de faire parler de notre sport, explique Claus-Peter Bach, journaliste au Rheinisches Zeitung. Ils n’ont pas perçu l’importance des médias. » Alors, aujourd’hui, la fédération allemande de rugby, 9 500 licenciés, a bien du mal à se faire entendre dans l’ombre de sa très grande sœur du football et ses 6 351 078 adhérents. « Pour devenir plus importants, nous avons besoin de faire parler de nous. Mais pour cela, il faut des résultats, donc plus de joueurs… auprès de qui nous devons nous faire connaître. C’est un serpent qui se mord la queue », déplore le président de 49 ans. Depuis 2005 et l’arrivée de Claus-Peter Bach, un plan de développement a été mis en place. « Chaque saison, nous avons un cahier des charges à tenir. C’est très astreignant mais nécessaire, détaille le Français David Grincourt, entraîneur de l’équipe féminine au München Rugby Football Club. Parmi les exigences, la création d’une école de rugby. » Les dirigeants l’ont compris, la densité synonyme de qualité viendra par la base. Ainsi en 2010, ils espèrent franchir la barre des 20 000 licenciés.
Neuf Allemands en France
A Frankfort, un entraîneur du SC 1880 initie chaque semaine plus de 500 jeunes écoliers à la pratique du rugby. « Nous leur apportons une autre image de ce sport, commente Ulrich Byszio, manager du club. Pour eux, le mot rugby est associé au sang, aux blessures. Nous leur expliquons les valeurs de notre discipline, le respect des règles qui y règnent. » En parallèle, Ulrich Byszio a fait du SC 1880, comptant 600 licenciés, le premier club de rugby professionnel d’Allemagne. À l’aide de joueurs étrangers et d’un entraîneur néo-zélandais, l’équipe A a gravi les échelons jusqu’à s’installer parmi les leaders du championnats. « L’Italie est un exemple pour nous, raconte Ulrich Byszio, bijoutier de formation. Il y a quelques années, l’entreprise Benetton s’est intéressée au rugby et l’a soutenu. Elle en a fait l’un des sports les plus populaires en Italie. Désormais, le quinze italien participe au tournoi des Six nations. Pourquoi ne pas faire la même chose en Allemagne ? »
Pour l’heure, la plupart des meilleurs joueurs de l’équipe nationale évoluent à l’étranger, neuf disputent le championnat français. Robert Mohr entame sa cinquième saison à la Rochelle. L’ancien joueur d’Hanovre, remarqué pour ses qualités physiques, ne pensait rester que six mois en France. « Je viens d’une famille de rugbymen, confie le deuxième ligne d’un mètre quatre-vingt onze. J’ai commencé le rugby en Allemagne mais c’est en France que j’ai tout appris. » Pour monter encore plus vite, le Quinze allemand se frotte le plus souvent possible à ses adversaires étrangers. Le 4 octobre à Frankfurt, il rencontrera l’équipe de France amateur. Le temps presse. En 2011, l’Allemagne compte bien rejoindre les professionnels et participer à sa première Coupe du monde. « Il n’y a pas de raison que nous n’y arrivions pas », prévient le président de la fédération Claus-Peter Bach.
Julien Bels
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bonsoir a vous
le plaisir sera pour moi de vous connaitre tout d'abord je suis camerounais j'aime le rugby j'aimerai faire partir de votre equipe tankeuhaston@yahoo.fr
bonjour je suis un jouer de rugby 3é ligne je suis a la recherhe dun club en allemagne je joue en premier division dans mon pays au cameroune equipe gladiator jattend votres reponce merci de votre bonne comprehention
je suie un jouer de rugby a la recherche d'un club
pour poursuivre ma carier profetionele
je joue au poste de pilier droit
je joue en premier division das mon payi
jai 22 ans et 116kg et 176cm
bonjour, je suis à la recherche d'un club de rugby dans votre pays.
je suis un jeune homme camerounais et je pratique le rugby comme activité sportive régulière depuis de nombreuses années. j'évolue dans le championnat de mon pays J'attends impatiemment votre réponse...
MERCI DE VOTRE COMPRÉHENSION !!!