imprimer   13.02.2012 
N°. 14EditoDossierPolitiqueEconomieCultureMusiqueSportVie pratiqueVie de la tribuAnnoncesDie GazetteLa DernièreEdition actuelleBlogsNos conseils BlogsSur nos blogs...Créez votre blog!ArchivesNos archivesChronique historiqueL'équipeQui sommes nous?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?ServicesLaisser une annonceInfolettre & RSSPetites AnnoncesPublicité / WerbungAnnonceursLiens / LinksContactImpressum










Déjà en mai dernier, les médecins étaient dans la rue.

La prochaine réforme de la santé, née d'un compromis entre la droite et la gauche, ne pouvait être qu'une mauvaise réforme.

 

Les dépenses de santé augmentent, le nombre de cotisants diminue. Comme partout en Europe, les Allemands sont obligés de réformer s'ils veulent sauver leur système de couverture sociale basée sur la solidarité (principe de répartition). Mais malgré les réformes qui se succèdent, les taux de cotisations continuent d'augmenter. Au 1er janvier, il sera de nouveau relevé de 0,5% malgré les excédents réalisés par les caisses d'assurance.

 

Pour enrayer ces hausses sans fin, le gouvernement de grande coalition d'Angela Merkel a lancé une nouvelle réforme, née d'un compromis entre la gauche et la droite. L'idée est de renforcer la concurrence entre les 140 caisses pour faire baisser les taux. "Nous voulons les forcer à être plus efficaces économiquement et à opérer des fusions", explique une porte-parole du ministère de la Santé.

 

Cette énième réforme consiste à créer d'un "fonds de santé" (Gesundheitsfonds) chargé de répartir l'argent des cotisants. Les caisses d'assurances se voient ainsi retirer une de leurs principales prérogatives puisqu'elles se chargeaient elles-mêmes de répartir ce magot (140 milliards par an).

 

L'Etat va ainsi créer une nouvelle administration pour faire le même travail que les caisses assuraient auparavant. Mais c'est le gouvernement qui décidera cette fois des hausses des cotisations! "Nous allons tout droit vers une économie planifiée", tempête Guido Westerwelle, le président du parti libéral (FDP).

 

Le fonds versera donc une somme fixe par cotisant auquel s'ajoutera un complément en fonction, par exemple, de son âge ou de son état de santé. Autre point important: l'assurance des enfants sera financée par l'impôt. Mais le gouvernement ne sait pas encore où trouver ces 16 milliards d'euros.

 

Toute réforme est accompagnée de protestations. Mais cette fois, la pression a été si forte que l'introduction du fonds de santé, le coeur du projet, a été repoussée à 2009, à quelques mois des élections.

 

Pour certains, la réforme est déjà mort-née. Les mesures d'économie qui entreront en vigueur au 1er avril 2007 sont ridicules. Les pharmaciens sont outrés de devoir renoncer à 500 millions d'euros par an sur les 25 milliards qu'ils touchent chaque année. Naturellement, le puissant lobby de l'industrie pharmaceutique crie au scandale, par principe. Quant aux hôpitaux ils seront priés de faire 500 millions d'économies sur un budget 45 milliards. Mais le catalogue des prestations n'a quasiment pas bougé. On sait surtout que les caisses ne rembourseront plus les soins engendrés par les tatouages et les piercings...

 

Quant aux milieux économiques, ils estiment que le gouvernement d'Angela Merkel n'a pas tenu parole. "Cette réforme est contraire à l'objectif de la coalition Merkel, celui de réduire les coûts du travail (et donc de créer des emplois, NDLR)", regrette Uwe Angennendt, chef des études économiques à la BHF-Bank.

 

Heureusement, la croissance est revenue et le chômage baisse, réduisant ainsi la pression sur le gouvernement ! En 2009, les Allemands auront peut-être déjà changé de gouvernement et verront une nouvelle réforme voir le jour.

 

Christophe Bourdoiseau

 

Sur le même sujet :
Un système à panser
Microtrottoir
L’assurance santé à l’allemande, entre public et privé
Un lieu d’accueil pour les oubliés du système de santé
Antibiotiques vs sauge séchée…
Les différents systèmes de santé de la Francophonie








pas encore de commentaire

 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 

La Gazette sur les réseaux sociaux : "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter" "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter"

Google
Web La Gazette
Blogs Facebook


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.




Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
Beer, Gastl & Partner
Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
www.ra-revel.de

Faites votre pub ici!

Auberges de Jeunesse à Berlin



KOCH KARIMI
Cabinet d’avocats franco-allemand
(Berlin – Paris)
Rechtsanwälte, in Deutschland und Frankreich zugelassen

MEDIATIS
Faire un crédit pour financer ses études à l'étranger

JOBISJOB
Toutes les offres d’emploi à Berlin et partout en Europe





LEO - Dictionnaire