Au lendemain de l’investiture de Ségolène Royal, les médias allemands ne font pas grand cas de la réponse du chef de l’UMP au plébiscite socialiste. Pour eux, c’était couru d’avance : son concurrent à elle, c’est lui.
« Sa réponse est oui et personne n’en avait douté » souligne le Tagesspiegel après la publication d’une interview de Nicolas Sarkozy dans de nombreux journaux français.
Pas franchement perturbée par le « suspens » de l’investiture du candidat de la droite, la presse allemande n’y consacre que des brèves.
Seul le quotidien conservateur Die Welt s’intéresse au « non événement ». Malgré les doutes stratégiques planant sur les candidatures de Chirac, de Villepin et Alliot-Marie, Die Welt estime que le président de l’UMP « n’est aucunement mis en danger » et prédit sa désignation lors de la consultation qui aura lieu auprès des 280 000 militants le 14 janvier prochain. « Freud aurait aimé» ironise Jacques Schuster, qui souligne que Sarkozy a choisi le jour des 74 ans de Jacques Chirac et – comme le fit il y a 12 ans ce « père spirituel » – la voie des quotidiens régionaux, pour annoncer sa candidature.
Mais c’est surtout dans les pages "Sport" (Der Spiegel, FAZ, Neues Deutschland...) qu’on retrouve le ministre français de l’Intérieur réagissant à la mort d’un hooligan parisien abattu par un policier en civil après le match PSG-Hapoël Tel Aviv. « Nous ne voulons pas de cris de singe et de saluts nazis » reprennent les médias… tout en annonçant les derniers sondages qui voient le FN crédité de 17% des intentions de vote.
M.V.
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