imprimer   23.05.2012 
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Le franco-allemand passe aussi par le ventre. J’entends par là : cuisine et boissons. Dans mon enfance bourguignonne, les bouteilles de blanc offertes par notre famille d’accueil dans la commune jumelle avaient une sérieuse tendance à rester oubliées au fond de notre cave, victime d’un auguste mépris. Côté bouffe, c’est plus tard que premiers émois et autres traumatismes gastronomiques apparurent.

 

Mon estomac se révulse encore au souvenir du « Handkäse mit Musik » servi dans un restaurant de Francfort. Soit un fromage bien puant et dégoulinant, mais pas très bon, inondé d’une marinade à base d’oignons, de vinaigre et d’huile, de quoi fuir par le premier avion. Le Spanferkel ou cochon de lait lors d’une fête d’été à la fac de Mayence m’a en revanche laissé un délicieux souvenir n’était la sauce bien grasse dans mon assiette qui devait finir sur le dos d´un professeur.

 

Au début des années 90, Berlin était un désert gastronomique, tout au moins pour les experts arrogants de la grande cuisine. Peu importe. J’aime bien les spécialités rustiques genre Eisbein, Sülze et autres Königsberger Klopse. J’ai survécu. Mais les saucisses, non. Je l’avoue : malgré quinze ans à Berlin, je n’en avais jamais mangé!

 

Heureusement, j’ai des amis bien intentionnés. Pour mon quarantième anniversaire, ils m’ont offert une soirée « prolo » typiquement berlinoise. Ils s´agissait de se laisser guider, d´un « imbiss » ou la soirée saucisse se finit en bataille de ketchup, jusqu´au gâteau d´anniversaire illuminé servi dans un obscur bowling dont les haut-parleurs crachaient un pathétique « happy birthday » avant de finir dans une soirée plouc au fin fond du quartier de Neukölln. Le tout, bien sûr, attifé d´une veste au fuchsia capable de faire fuir l’hiver berlinois et d´un pantalon de jogging trop court.

 

Cela était-il bien nécessaire pour apprécier ma première « Wurst » ? J´en doute encore. Quoi qu´il en soit, notre élégance berlinoise était ce soir-là irrésistible.








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pas comprendu? /// Dienstag, 22-01-08 16:58

pas simple de te suivre ou de te comprendre rosam?!

qu'est ce que c'est que le "le petit texte le jour où j'ai su lire..."

c'est quand le jour où j'ai su te comprendre?

 

rosam31 /// Montag, 21-01-08 23:36

Après avoir lancé le petit texte "Le jour où j'ai su lire..." sur courriel Xing, je surfais un peu pour savoir qui est A.L-mon interwiever demain!

Amusant, je tombe sur la Gazette-super, ne connaissais pas, je viens d'envoyer le link à ma germaniste de fille!!-, avec VOS souvenirs,
gastronomques eux!!
Pas tout à fait d'accord, en tant qu'ex petite fille élevée entre foie gras et Schmierwurst, Apfelkraut et lait nestlé, Pumperickel et crèpes suzette!!! Die Liebe geht durch den Magen, es kommt nur darauf an, wer gekocht hat!!!!

bon, je ferais mieux de relire Trakl, l'agreg, c'est J moins deux!!

 

céline /// Montag, 31-12-07 04:30

pascal, est-ce l'effet de la bouteille de pastis qu'on avait ramenée et bue dans ce bar de fans de football de kottbusser tor (et que tu ne cites pas, souffrirais-tu toi aussi de trous de mémoire?), mais j'avais oublié/pas compris que ce soir-là c'était ta première curry wurst!! oh, wie süss! :-)

 
 

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