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Atome versus CO2



De chaque côté du Rhin, on s’oppose sur la place à donner au nucléaire dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

Le nucléaire, meilleure alternative aux émissions de CO2 ? Nicolas Sarkozy voudrait persuader ses « amis allemands » d’aller dans ce sens. « Le nucléaire, c'est l'énergie du futur », a affirmé le président français à l’issue d’une rencontre avec la chancelière Angela Merkel au château de Meseberg, le 10 septembre. « Il n'y a personne qui peut imaginer que les éoliennes serviront à faire tourner toute l'Europe », a-t-il martelé. « Pourquoi choisir l'un et abandonner l'autre ? »

 

Une telle audace verbale traduit une conviction de Sarkozy : la chancelière est favorable, personnellement, à l’option nucléaire. Officiellement, l’accord conclu en 2000 sous le gouvernement de Gerhard Schröder prévoit l’arrêt progressif des réacteurs d’ici 2020. Et Merkel ? Partisane d’un maintien du nucléaire « en tant que présidente » de la CDU, elle a redit sa fidélité au contrat de coalition sur le nucléaire « en tant que chancelière ». Revenir sur son engagement aurait valeur de déclaration de guerre pour le SPD, à deux ans des élections. Mais une victoire en 2009 de la CDU-CSU alliée au FDP amènerait sans doute l’Allemagne à revoir ses choix énergétiques.

 

Au regard de la lutte contre le changement climatique, les tensions se réveillent. Les Verts, le SPD et le Linkspartei restent très attachés au compromis de 2000. Mais aux côtés des industriels, une partie de la CDU souhaite un allongement de la durée de vie des réacteurs. Un courant minoritaire plaide même pour la construction de nouvelles centrales.

 

Un débat aux antipodes des positions françaises : dans l’Hexagone, l’atome est presque un symbole tricolore. La France, qui lance son programme de réacteurs EPR*, est le deuxième producteur d’énergie nucléaire au monde, après les Etats-Unis. La part du nucléaire dans sa production d’électricité s’élevait à 78% en 2006 contre 27% en Allemagne.

 

Lors de la campagne pour l’élection présidentielle française, les principaux candidats ont tous prôné l’augmentation de la part d’énergies renouvelables dans le mix énergétique. Mais Sarkozy a insisté sur le rôle que l’énergie nucléaire devait continuer à jouer. Renouveler le parc nucléaire, pourquoi pas, mais en sortir, certainement pas. Pour le chef d’Etat français, l’atome reste le moyen le plus efficace de lutter contre les gaz à effet de serre.

 

Sarkozy se contente d’ailleurs de mettre ses pas dans ceux de son prédécesseur. Jacques Chirac avait lui-même tenté de substituer au terme « énergie renouvelable » celui d’énergie « pauvre en carbone », de telle sorte que l’UE reconnaisse en l’énergie nucléaire une énergie propre. Sans succès cependant : Angela Merkel lui avait opposé une fin de non-recevoir lors du Conseil européen en mars 2007. Le discours est ferme, mais dans les actes, l’Allemagne n’est pas toujours si éloignée de son voisin français. Témoin, ses tentatives de promouvoir à l’étranger le savoir-faire de ses entreprises dans le secteur. Le champion industriel Siemens aurait ainsi pris une option en Finlande pour la construction éventuelle d’une centrale.

 

Marie de Vergès

 

*European Pressurized Reactor








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Jean /// Donnerstag, 23-04-09 17:20

Salut,
moi aussi mais pas fana du nucléaire, sauf peut-être à l'échelle humaine avec possibilité de récupérer la chaleur...

PJ/Monsieur le Président de la République,

Considérons une planète de 6000 km de rayon, occupée par 6 milliards d'ha-bitants qui consomment 6 gigatonnes de carbone sous toutes ses formes et 5 % d'électricité associés à 3 fois plus de rejets thermiques notamment de cen-trales nucléaires.
Passons sur les calculs du niveau 6ème, on peut ainsi définir une planète unitaire de 7,5 ha sur laquelle l'habitant unique consomme une tonne de car-bone à 10 kWh/kg soit 10 000 kwh/an ainsi que 500 kWh d'électricité et 1500 kWh de rejets thermiques associés, donc 12 000 kwh/an.
Sachant que l'atmosphère de cette nanoplanète (équivalant plus précisément à 167 picoTerre) pèse 10 tonnes par m2 de gaz isolant et qu'il suffit de 2,5 kWh pour réchauffer ces 10 tonnes de gaz de 1°C, on peut calculer l'énergie nécessaire pour réchauffer annuellement cette atmosphère de 0,033°C soit 1°C en 30 ans: 75000*2,5*0,033=6187 kW, c'est-à-dire à peine la moitié de ce que consomme notre Robinson, ceci sans esprit de serre, et encore, c'est en supposant que toute l'atmosphère est chauffée de 0,033°C alors qu'en fait si on ne considère qu'un réchauffement au sol de cette température, il faut divi-ser cette valeur par deux, c'est-à-dire qu'il faudrait encore dissiper 9000 kWh dans le sol et l'eau qui représente 75% de notre nanoplanète …
Pour l'eau, il suffit de 1,18 kWh par m2 pour chauffer de 1°C, et donc il faut 2920 kWh pour réchauffer le sol de notre nanoplanète de 0,033°C (soit 1°C en 30 ans) sur 1 mètre de profondeur.
Mais il ne faut pas oublier les 8% de surface enneigées dont 6% fondent en 20 ans, à raison de 90kWh/m2 pour 1 m d'épaisseur soit 75000*0,08*0,06/20*90= 1620 kWh.
En résumé, 3090 kWh pour réchauffer l'air de 1°C en 30 ans + 1620 kWh pour faire fondre 6% de banquise en 20 ans, le reste permet de réchauffer le sol sur 2,5 m de 1°C en 30 ans (ou de 0,5°C en dégressif sur 10 m, etc..)
Sur cette nanoplanète à l'échelle de l'homme, il est donc évident que les effets du réchauffement sont du même ordre que la chaleur extraite du sol par Ro-binson. Pourquoi inventer l'esprit de serre du carbone alors que la chaleur seule augmente la concentration en vapeur d'eau de l'air (et son effet de serre) et même celle en CO2 simplement réduisant la solubilité de ce dernier dans l'eau par la chaleur ? De plus, où ces effets s'arrêteront-ils ?
Il semble que le mieux, avant de savoir répondre à cette question, serait dès aujourd'hui de réfléchir 100% de cette chaleur par rayonnement vers l'espace avec un simple miroir de 10 m2 réfléchissant au minimum 1200 W/h/m2 1000 heures soit 12000kWh/an, qui pourrait simplement constituer le toit de la paillote de Robinson (mais il serait probablement équivalant de la réinjecter dans le sol avec d'autres moyens).
Il est aussi évident que, pour de simples questions de gestion de nos réserves (celles de nos enfants), il est nécessaire d'économiser cette énergie, ceci malgré la crise- heureusement favorable à la planète sous cet aspect par la paralysie qu'elle produit actuellement-
- en réparant plus ou en rajeunissant tous nos équipements (sauf qu'ils sont devenus irréparables grâce à la fabrication en série et à la mondialisation) en imposant des normes de réparabilité, en détaxant au maximum les répara-teurs/reconditionneurs,
- en industrialisant les équipements économisant l'énergie au niveau de leur technologie d'il y a 20 ans, dont les brevets sont dans le domaine public, et en en limitant les coûts, installation comprise, à leur prix réel, non à l'économie qu'ils procurent à l'utilisateur,
- en taxant les appareils "dits modernes" qui consomment plus d'énergie que ceux qu'il remplacent (un téléviseur plasma de 104 cm consomme 350 Wh remplaçant un tube à rayon cathodique de 100 Wh, soit 0,250*5*360 = 450 kWh de plus sur 5 h par jour- à rapprocher à l'interdiction stupide des lampes à incandescence surtout lorsqu'elles fonctionnent normalement très peu de temps, ou à la surtaxation des 4*4 lorsqu'il tombe encore 50 cm de neige dans la nuit ou pour des véhicules sagement au garage lorsqu'ils ne sont pas né-cessaires)
- en interdisant le principe du chauffage extérieur, (cf. l'écobuage),
- en créant une taxe transport en fonction du poids, du volume et surtout de la distance parcourue,
- en réfléchissant plus aux conséquences des lois et règlements avant leur promulgation,
- en imposant une véritable concurrence entre les différents fournisseurs en fixant le nombre minimum de concurrents ou en revenant au blocage des prix, notamment dans la communication -internet, téléphonie, lorsque le prix est constant, fixé à 29,9€, mais que le service varie dans des proportions de 1 à 100, sans aucun engagement d'évolution,
et certainement en travaillant moins et moins bêtement qu'aujourd'hui.
Vous souhaitant une bonne réflexion, je vous prie d'agréer, Monsieur le Prési-dent de la République, l'expression de ma haute considération.

 

Bill Black /// Sonntag, 11-11-07 17:05

Three Miles Island et Tchernobyl...ca vous dit quelque chose? vous en avez déjà entendu parler?

 

francis rey /// Samstag, 10-11-07 11:33

Salut
je suis ingénieur en retraite et tout à fait partisan du nucléaire.

Pour deux raisons economiques.
D'abord cela nous affranchit des fantaisies des producteurs de pétrole, ensuite c'est le moyen de production d'énergie avec le minimum de pertes humaines.
Il n'y a aucun mort dans l'exploitation, et il y en a eu très peu dans la construction des centrales.
Comme le nucléaire le CO² ne produira jamais autant de mort que les accidents de la route, dans tous les pays industrialisé.
Et ce d'autant moins

QU'IL N'A JAMAIS EXISTE de GAZ à EFFET de SERRE sur notre bonne vieille TERRE.

Le stockage du CO² est une ineptie qui s'assortit d'une escroquerie dont nous ferons les frais.


 
 

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