Selon l'ebdomadaire Der Spiegel paru lundi 17 septembre, l'armée syrienne (fidèle au régime assadien) aurait testé des système porteur d'arme chimique fin août 2012
C'est à l'Ouest de la ville d'Allepp, non loin du plus grand centre de recherche sur les armes chimiques (situé près de la localité de Safira) du pays que l'armée fidèle au régime de Bachar El-Assads a procédé à des essais de systèmes potentiellement porteurs d'armes chimique. Selon les informations apportées par le Spiegel (se basant sur plusieurs témoins locaux) il se serait agit de "cinq ou six" grenades dédiées aux armes chimiques. Ces armements qui auraient été tirés à partir de chars et d'avion, auraient été vidés de leur contenue pour l'essai. Toujours selon l'hebdomadaire les tirs auraient eu lieu dans le désert tout près du lieu dit Chanasir sur un terrain nommé Diraiham.
Un officier iranien (supposément des gardiens de la révolution) aurait pris place dans chacun des hélicoptères présents lors des essais. Le centre de Safira hébergeraient des experts iraniens et nord-coréens. Selon certains services de renseignement occidentaux, dans ce centre de recherche construit en parti profondément à l'intérieur d'une colline on mettrait au point notamment les gaz mortels de type sarin, tabun et gaz moutarde (utilisé par la France et l'Allemagne durant la 1ère Guerre mondiale).
Ces dernier mois la protection militaire aurait été renouvelée et renforcée de 100 soldats d'élite de la 4e division de chars. De même des générateurs et des réserves de diesel auraient été acheminés sur place, de facon à prévenir une éventuelle attaque de l’insurrection. Toutefois les insurgés n'auraient pas l'intention de donner l'assaut : "Nous espérons que des troupes américaines vont sécuriser le site" confie au magazine un officier passé dans le camp des insurgés. Et de poursuivre : "Nous ne voulons ni que le régime puisse utiliser ces armes, ni qu'après la chute de celui-là cet arsenal ne tombe dans les mains de radicaux".
Barak Obama et François Hollande avaient il y a peu tous les deux dit séparément que l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien constituait un Rubicond à ne pas franchir, sous peine d'intervention. Des mises en garde que beaucoup d'opposants syriens avaient jugé contre-productive, puisque le régime Assad pouvait comprendre "tant que vous n'utilisez pas d'armes chimiques" vous avez carte blanche pour continuer à massacrer votre peuple...