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 Udo Voigt, chef du NPD, lors de la cérémonie commémorative de la mort de Franco le 20 novembre 2005 à Madrid
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Fini le cliché des néonazis qui monteraient en puissance grâce au vote contestataire d’Allemands de l’Est, jeunes, sans éducation ni perspectives. Une publication de la fondation Friedrich Ebert (FES), le « think-thank » du SPD, a révélé que 9,1% des Allemands de l’Ouest et 6,6% de ceux de l’Est avaient une vision du monde marquée par des idées d’extrême droite.
Selon le sondage mené cet été auprès d’un panel de 5 000 personnes représentatives (1), 9% des Allemands interrogés reconnaîtraient la dictature comme la forme de régime la plus appropriée dans certaines situations, 15,2% souhaiteraient un Führer à poigne et 26% un parti unique incarnant la Volksgemeinschaft. Enfin, la xénophobie serait la composante d’extrême droite la plus répandue en Allemagne, présente chez 26,75% des personnes interrogées.
« L’étude de la FES ne fait que confirmer un constat de longue date », déclare le responsable de Mut-gegen-rechte-Gewalt.de (2), plate-forme de lutte contre l’extrême droite et pour la démocratie. « Pensez aux évènements de Rostock, en 92, quand des jeunes avaient mis feu à coups de cocktails Molotov au foyer de travailleurs vietnamiens. La société marquée par des idées d’extrême droite était déjà là pour encourager les néonazis fauteurs de trouble ! » Selon Holger Kulick, c’est toujours la même chose : « on s’affole sur les faits abjects, puis on oublie. Et pendant ce temps, la pensée du milieu se déplace à droite ».
La restauration des pensées d'extrême droite
Faut-il alors tirer la sonnette d’alarme et rappeler que dans les années 20 et 30 comme aujourd’hui, un nombre croissant de publications sur les dangers de l’extrême droite, de la xénophobie et de l’antisémitisme voyait le jour en Allemagne? « Il ne faut pas oublier qu’en 33, c’est l’état qui a imposé l’idéologie national-socialiste », précise Holger Kulick, circonspect. « Mais l’histoire explique en partie les prédispositions de la société aux idées d’extrême droite, notamment pour les plus de 60 ans. Cette génération née de la Seconde Guerre mondiale a entendu les plus anciens parler de la guerre sans pour autant effectuer un travail de réflexion. Résultat, beaucoup se considèrent comme conservateurs, mais diffusent de fait des pensées d’extrême droite. »
L’endormissement de la société civile qui ne se mobilise même plus pour empêcher le NPD de tenir Congrès à Berlin, revendiquée « capitale du Reich », serait plus inquiétant. Et ceci d’autant plus alors que le dit parti néonazi cherche à se donner une image « politiquement correcte », écartant par exemple ses membres trop élogieux envers Hitler comme dernièrement en Saxe, le parlementaire Klaus-Jürgen Menzel. « Les néonazis cachent leurs pensées d’extrême droite, racistes et antisémites, sous le masque de l’honnête homme. Ils appellent à la protestation sociale pendant que leurs camaraderies se font la main dans l’ombre sur les plus défavorisés comme les réfugiés, les sans-abri et les émigrés », dénonce Katina Schubert, vice-présidente du Linkspartei.
Des froces démocratiques anesthésiées
Malgré sa présence dans deux Parlements régionaux, le NPD ne bénéficie pourtant pas d’une acceptation sociale. « C’est là tout le paradoxe : beaucoup de personnes ont des idées d’extrême droite mais l’ignorent », explique Bern Wagner. « Résultat, ils ne se reconnaissent pas dans les partis d’extrême droite comme le NPD dont les militants et la violence leur fait peur », ajoute le chef du programme EXIT qui aide les personnes décidées à quitter la scène néonazie (3).
Comment donc lutter contre les idées d’extrême droite présentes dans la société? « Lorsque les camarades des partis établis ne savent plus comment argumenter contre nous, ils crient à l’interdiction », se moquait Udo Voigt, le président reconduit du NPD, le 11 novembre dernier. Et c’est ce qui s’est passé après la tenue du Congrès du NPD. « Interdire le NPD ne sert à rien ! », s’énerve le responsable de Mut-gegen-rechte-Gewalt.de. « Ce qu’il faut, c’est tenir la démocratie en éveil, faire de la prévention dans les écoles et reprendre son partenaire de « Stammtisch », au café, lorsqu’il tient des propos xénophobes ou racistes ! »
Charlotte Noblet
(1) „Vom Rand zur Mitte. Rechtsextreme Einstellungen und ihre Einflussfaktoren in Deutschland“. Étude disponible dans son intégralité en allemand sous: www.fes.de/rechtsextremismus/pdf/Vom_Rand_zur_Mitte.pdf
(2) www.mut-gegen-rechte-gewalt.de
(3) www.exit-deutschland.de
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Chère Carine...
vos propos me paraissent 1 peu excessifs...pourquoi forcer "mizuho" à s´exprimer en anglais ou en allemand quand sa langue maternelle semble être le japonais?
réjouissons nous plutôt de susciter l´intérêt jusqu´au pays du soleil levant...
aidons le (la?) peut être à clarifier sa pensée ou son expression...bien que je trouve personnellement le flou impressioniste de sa réflexion du plus bel effet poétique...
en bref il y a assez de censure partout pour ne pas en instaurer une ici! serait elle même que grammaticale ou syntaxique!
@Ninotchoka: le sens, il n'y en a peut être pas à tes yeux mais aux miens, je m'/t'explique: plus de 5 fautes par phrase + syntaxe ca me fait mal à la vue. Si la personne concernée ne sait pas écrire correctement, elle peut le faire par exemple en allemand/anglais ou même se relire...
PS: il n'est en rien question d'avoir le "droit ou pas" dans mes propos
Quel est le sens de l'intervention précédente? Faut-il avoir une agrégation de grammaire pour avoir le droit d'écrire un commentaire?
@mizuho: Peux tu apprendre à écrire correctement s'il te plaît?