Lignes de faille repose sur un principe ingénieux : construit à rebours, il est composé de quatre chapitres où le monde est observé successivement par quatre enfants, chacun étant le parent du précédent. Filiation donc. Filiation historique également : de 2004 à 1945 l’histoire contemporaine est mise en scène. Principe ingénieux, ai-je dit. Oui. Et quoi d’autre ? Pas grand-chose. Une écriture lisse, ponctuée parfois de quelques trouvailles ; un récit cohérent, trop certainement, qui livre toutes les réponses sur les haines d’adultes des enfants. Ce roman se consomme et laisse peu de traces. Et pourtant Sol, le premier enfant, tout de violence et de bizarrerie, laissait augurer d’un autre livre. Marie-Laure Delpuech