En 1983, Nena et son « 99 Luftballons » imposent le pop-rock féminin à l´allemande. Voix puissante, aisselles velues et paroles incompréhensibles pour un public français seulement habitué à ânonner en anglais.
Elle suivait alors le sillon tracé par une Nina Hagen qui, dopée par son succès, se laissera elle rapidement tenter par des textes en anglais.
Quinze ans plus tard, certains héros du rock allemand font toujours danser les foules de l´Hexagone. Le groupe de metal Rammstein exporte ainsi en France riffs de guitares tranchants et paroles engagées, pour lesquelles les français sont apparemment aujourd´hui motivés à rouvrir leur dictionnaire bilingue, tant les sites en .fr louant les textes du groupe d´Allemagne de l´Est font florès.
Citons également, le non moins littéraire Modo et son Eins, Zwei, Polizei qui ont fait chanter la France entière à l´été 94 : 5 lignes, une trentaines de mots pour un tube qui a marqué les jeunes trentenaires. Ironie de l’histoire : le chanteur était…italien !
Et puis, et puis… c´est à peu près tout. Les quotas de chanson française imposés aux radios ont fait doucement leur œuvre. En marge des auteurs en langue francaise, les stations plébiscitent aujourd´hui les succès internationaux et donc les textes en anglais. Si Scorpions représente encore, vingt ans après ses premiers tubes, l´archétype du groupe allemand s´exerçant en anglais, le songwriter Patrice ou le groupe ragga Seeed émergent aujourd´hui comme les nouveaux représentants de la musique métissée "made in Deutschland". De quoi peut-être nous faire oublier que Lou Bega et son "Mambo N°5" venaient aussi de l´Est du Rhin.
Denis Gaumondie
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Et que penser des Boney M, qui ne chantaient même pas eux même, des Scorpions ou encore de mousse-T, célèbre DJ. La musique allemande n'aurait-elle pour seule issue que des styles anglo-saxons et des textes en Anglais??
quant on voit la proportion de musiques et de films made in USA ou UK, on désespèrerait presque pour un pays dont la capitale passe pour La Mecque de la scène musicale européenne.
Après Beethoven, LE génie Allemand se ferait-il attendre? Ou le croit-on Amréicain?
Tschüss Et encore bravo à "die Jazette".