Vous avez commencé une carrière d’actrice. Pourquoi la chanson aujourd’hui ?
Cette envie de chanter me colle à la peau. J’écris des textes depuis mon enfance et un jour, j’ai eu envie de montrer mon travail. Mes chansons sont des petites histoires ou des mini nouvelles, car j’aime les chansons sorties de l’imaginaire.
Pourquoi avoir choisi l’anglais ?
Quand où j’ai commencé à écrire mes premiers textes, je résidais en Angleterre et aux Etats-Unis. C’était donc tout naturel pour moi d’écrire dans la langue de Shakespeare. Et puis,
j’ai été beaucoup influencé par le folk, le blues et le jazz anglo-saxons. Alors, la musique a appelé la langue. Plus généralement, même si la langue française est riche et plus subtile, je pense qu’il est plus facile d’écrire dans une autre langue que sa langue maternelle. On se sent plus libre d’exprimer certaines choses. Il y a moins de pudeur que dans sa propre langue. Mais cela ne veut pas dire que mon prochain album ne comportera pas de chansons en français. J’y travaille.
Cette image de « fille de » vous colle à la peau. Ca vous gêne ?
Oui et non. C’est toujours un peu agacant et réducteur. Surtout quand on a beaucoup travaillé sur un projet. Mais c’est aussi un peu normal car le public a toujours besoin de repères et de faire des rapprochements ou des parallèles. De toute façon, je m’y attendais et je m’y étais préparée. Cela passera avec le temps.
Pourquoi avoir enregistré l’album à Berlin ?
Mon éditeur parisien m’avait parlé de studios à Berlin. Déjà, rien qu’à la découverte des photos, j’avais envie de m’imprégner de l’ambiance, qui correspondait exactement au style de l’album que j’avais envie de faire. Sans oublier les musiciens installés à Berlin, dont l’univers m’interessait.
Et depuis ?
J’y suis retourné souvent et m’y suis même attaché : je vais de plus en plus partager ma vie entre Paris et Berlin qui sont finalement deux villes tres différentes et complémentaires à la fois. Il y a une energie qui m’inspire beaucoup. Faire ces trois concerts en Allemagne m’excitent beaucoup. J’ai hâte et j’ai un trac fou !
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