Avant, la femme n’écrivait pas et quand elle le faisait, elle le payait de sa vie – suicides, folie, la liste est longue. Dans sa préface, Elke Heidenreich le déplore : ce qui donne des ailes aux hommes détruit apparemment les femmes, c'est à dire: à la fois vivre l’amour ET s’épanouir artistiquement. Car les femmes ont de tout temps dû régler le quotidien des hommes pour que ceux-ci puissent, entre autre, écrire. Or qui règle celui des femmes ? Où se trouve la muse des écrivaines ? Ce très beau livre orné de photos et de pages manuscrites (de Sand, Duras, De Beauvoir …), tente de répondre à ces questions par le biais de (trop) brefs portraits d’auteures. Et pied de nez à la fatalité : il finit sur le magnifique sourire de Toni Morrison et d'Arundhati Roy.
Stefan Bollmann, Frauen, die schreiben, leben gefährlich, Sandmann, 2006
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