Années 50, dans un petit village anatolien. Leyla grandit avec ses quatre frères et sœurs sous la férule d’un père tyrannique. Dans une langue poétique et imagée, sans tomber dans le cliché de « l’orientalisme », elle raconte son quotidien, le matin à l’école, l’après-midi avec ses sœurs qui brodent leur dot. Ce récit qui débute sous des airs de conte pour enfant se transforme rapidement en fresque réaliste, plongeant le lecteur dans une atmosphère oppressante. La famille déménage à Istanbul, puis Leyla suit son mari en Allemagne, avec la vague des premiers travailleurs immigrés turcs. Feridun Zaimoglu, allemand d'origine turque, y dépeint l’implacable pouvoir de la tradition.
Leyla, Feridun Zaimoglu, Kiepenheuer und Witsch Verlag, Köln 2006