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Commissaire d’exposition français, conservateur au Centre Pompidou depuis 2000, Laurent Le Bon orchestre l’exposition Peintures/Malerei qui ouvre ses portes à Berlin au Martin-Gropius-Bau le 23 septembre dans le cadre d’Art France Berlin

 

 

Quel est le concept de cette exposition ?

C’est un panorama de peintures - au pluriel - avec un concept simplissime : on pourrait l’appeler « le degré zéro du commissariat », mais on peut aussi le voir de manière constructive comme une mise à plat de diversité de pratiques picturales. Je suis parti de la contrainte de l’espace qui m’était octroyé, un demi-étage du Martin Gropius Bau, et souhaitais montrer la peinture le plus simplement possible, c’est-à-dire en gros selon l’équation : une œuvre, un mur, un artiste.

 

 

Le titre est aussi simple que son concept : Peintures / Malerei…

Oui, j’y tiens. Je ne voulais pas faire une exposition à caractère nationaliste. Certes, tous les peintres exposés vivent ou ont vécu en France, mais ils sont parfois étrangers.

 

 

Il s’agit donc de peintures réalisées sur le sol français depuis trente ans ?

Oui, depuis 1972 exactement. Il y a également un plus : j’ai passé une commande à des artistes français vivant à Berlin. Il s’agit d’une dizaine d’œuvres, une sorte d’expo dans l’expo. Et puis il y a un « Post scriptum » : le samedi après-midi, il sera possible de visiter la « deuxième » partie de l’exposition à l’Ambassade de France, soit une petite dizaine de tableaux - dans un accrochage différent. J’ai pris les espaces d’exposition tels qu’ils m’ont été donnés : certaines œuvres sont en lumière artificielle, d’autres en lumière naturelle, certaines sur un mur blanc, d’autres artistes souhaitaient un mur noir. Finalement, cette exposition est comme une grande phrase musicale, un collage.

 

 

Comment avez-vous agencé ce collage ?

J’ai choisi un principe minimal: l’ordre alphabétique. La centaine de peintures reflète un spectre très ouvert. Après avoir défini les salles, j’ai pu jouer avec les tableaux et parfois les faire se répondre. Il y a eu des sortes de hasards objectifs comme disent les surréalistes. Je sais qu’il y aura des critiques sur la trop grande diversité, ou au contraire sur l’absence de tel ou tel artiste, mais c’est le jeu de ce genre d’exercice.

 

 

Vous n’avez pas peur que le visiteur soit dérouté ?

C’est le risque, je l’assume, ce n’est pas une exposition signée. Au visiteur de se faire son propre jugement. Je sors d’une exposition Dada au Centre Pompidou où j’avais proposé un parcours assez libre, j’ai peut-être été influencé par ça. Mais sous des abords de non-choix, l’exposition est bien sûr très rigoureuse, très choisie, très sous contrainte, un peu comme l’Oulipo. Dans ma courte carrière, je n’avais jamais pu montrer que j’aimais aussi la peinture, c’était l’occasion. J’espère montrer aux Allemands : « Voilà ce qui se produit chez nous ». Peut-être que ça va se retourner contre l’exercice et que la peinture allemande n’en sortira que grandie, mais je pense qu’il y a  des moments dans l’exposition qui surprendront.

 

 

Si vous aviez voulu dégager une tendance, qu’auriez-vous montré ?

Pour ne rien vous cacher, j’espérais qu’avec cette exposition, j’arriverais à vous répondre. Malheureusement, non, il y a une telle diversité de pratiques !... Il serait tentant de dire « Tiens on voit se dégager une tendance géométrique avec un soupçon de volonté décorative ornementale », que nenni, il y a de la pratique figurative, politique, historique, du réalisme absolument magnifique, des peintures oniriques… Je dirais : 100 artistes, 100 tendances.

 

Propos recueillis par Jérôme Silene

 

 

Peintures/Malerei, du 23 septembre au 12 novembre 2006, Martin-Gropius-Bau, Niederkirchnerstraße 7, 10963 Berlin








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l\'artiste /// Dienstag, 26-09-06 10:23

vous faites comme si de rien n'était;;;alors que bon ce petit gadget d'expo a du coûter une fortune...et vous n'en dites rien!!!!!!!!!!!!!!!

dans le même temps qu'est ce qui est fait pour soutenir les artistes de maintenant qui n'ont pas leur place dans cette usine à gaz????

à moins que la gazette elle aussi fasse partie de banquet?
ceci expliquerait cela... enfin on vous aime bien quand même, mais soyez plus critiques!!!!!!!
le rôle d'1 journal comme le votre ça n'est pas de servir la soupe!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 
 

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