En Allemagne, ce sont les régions qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ont obtenu compétence en matière d’éducation, de formation, d’enseignement supérieur, de recherche et de culture. Afin de coordonner leurs actions et de traiter les questions d’intérêt supra régional, les ministres régionaux se réunissent 3 à 4 fois par an au sein de la « KMK », la conférence permanente des ministres de l’éducation et des affaires culturelles.
Fleuron du fédéralisme allemand, la KMK a, depuis sa création en 1948, été fortement critiquée pour sa lenteur et sa politique du plus petit dénominateur commun. Mais le choc de la première étude PISA en 2000 semble l’avoir sortie de sa torpeur. Depuis, elle a entre autres affermi les conditions d’admission aux universités et obtenu la possibilité pour les régions d’introduire des frais de scolarité.
En juillet dernier, la KMK fut au cœur du débat sur la réforme du fédéralisme qui redéfinit notamment à la hausse les prérogatives des Länder en matière d’éducation. Le ministère fédéral de l’éducation et de la recherche devrait à l’avenir ne plus jouer qu’un rôle anecdotique et ce sera à la KMK d’endiguer la fuite des cerveaux et de parer à la pénurie de diplômés annoncée par l’OCDE.
V.M.