Trois questions à Meinolf Müller, intendant du théâtre de "Starlight Express"
Pourquoi avoir choisi Bochum pour accueillir cette comédie musicale
surdimensionnée ?
Dans les années 80, une vraie comédie musicale manquait à la Ruhr. Chaque ville a concouru, et c’est Bochum qui l'a emporté. Et je trouve qu'en fin de compte, cette ville reflète à merveille le fond de « Starlight Express » : Rusty, la locomotive à vapeur, est d'une autre ère tout comme l'est Bochum avec ses paysages désuets de mines à charbon. Il n'a rien d'un héros en apparence et pourtant, c’est un super héros dans l'âme !
Quel est le critère primordial pour faire partie de la troupe?
Savoir danser, et pas forcément patiner, puisque deux professeurs assurent la formation de A à Z. Savoir chanter est un plus indéniable, mais cela va souvent de pair avec la danse. Les danseurs parlant allemand restent une denrée rare : plus de la moitié des danseurs sont des anglais. Ce n’est pas un hasard puisque les anglo-saxons restent les rois en matière d´écoles de comédie musicale. En 19 ans, j’ai vu passer des italiens et des brésiliens, quelques allemands depuisquelques années et un seul français !
Le futur de « Starlight Express » ?
Toujours et encore plus vite, plus chaud, plus explosif ! On attend tous avec impatience de fêter les 20 ans de la comédie musicale le 12 juin 2008... sous les sunlights de Starlight!
Propos recueillis par Léa Chalmont
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