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Dr. Sibyll Klotz, conseillère municipale pour la santé et les affaires sociales, ancienne députée Vert de Berlin  a participé à la formation de « Überparteiliche Fraueninitiative », un regroupement de femmes politiques issues de partis différents. 

 

 

Comment est née cette initiative ? Avez-vous ressenti le besoin en tant que femmes de vous réunir pour faire de la politique ?

Sybill Kotz : « Überparteiliche Fraueninitative », ÜPFI pour les intimes, est né du besoin de créer un lien entre les femmes politiques, porte-paroles, députées ou sénatrices. Nous voulions aussi donner plus de poids à ce sujet au sein de la Chambre des députés : il n’existe aucun secteur de la politique où la question du genre n’est pas pertinente, de la législation au budget, en passant par les questions sociales. Aujourd’hui, on appelle ça le « Gender Mainstreaming » !

 

 

Quelles actions avez-vous déjà menées ?

Nous pilotons d’innombrables activités, du sauvetage de projets relatifs aux femmes menacés par manque de budget, à un travail de communication contre le sexisme dans la publicité, en passant par de nombreux congrès et manifestations. Nous avons ainsi abordé les perspectives d’avenir pour les femmes au sein de l’Union Européenne, le statut de la femme dans les différentes religions, ou encore les conséquences des réformes « Hartz IV » sur la situation sociale et professionnelle des femmes. Aujourd’hui, l’ÜPFI est un important réseau de femmes venant d’horizons différents, qui permet de rendre publics certains sujets et d’organiser des conférences.

 

 

Dans la présentation de votre organisation, vous décrivez des « rituels de querelles » entre les groupes parlementaires du gouvernement et de l’opposition. Pensez-vous que ces rituels pourraient disparaître dans un contexte féminin ?

La discussion publique, la polémique entre le gouvernement et l’opposition, est un élément démocratique important qui ne doit en aucun cas être supprimé. Ce qui est agaçant, c’est que l’objet de la discussion ne transparaît pas toujours. Et que la vanité affichée des uns et des autres est parfois plus importante que son contenu. Bien sûr, les femmes ne sont pas automatiquement immunisées contre ce phénomène. Mais j’ai l’impression qu’elles agissent dans l’ensemble plus concrètement que les hommes.

 

 

Propos recueillis par Dorothée Fraleux et Eve Minault








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