

1. Quel est votre rapport personnel à l’Allemagne ?
Je connais hélas très mal l’Allemagne, où je ne me suis rendue qu’une seule fois
pour visiter un couple d’amis qui y travaillait depuis dix ans.
Ces trois jours m’ont tout de même permis de vérifier la véracité de leur réputation sur
la qualité de leur organisation. Ça change effectivement du côté brouillon Gaulois !
2. Quelles visions avez-vous des relations franco-allemandes ?
Elles sont déséquilibrées, l’Allemagne défend au sein de l’UE ses intérêts, ce qui est par ailleurs parfaitement légitime mais nos gouvernants français, eux, ne défendent pas les intérêts de la France.
On dit couramment que lorsqu’un Traité européen est contraire à la Constitution allemande on change le Traité européen, quand le même Traité est contraire à la Constitution française on change la Constitution française !
Quoi qu’il en soit, l’intérêt stratégique de nos pays est de travailler à un axe
Paris-Berlin-Moscou afin de défendre nos intérêts économiques.
3. Quelles sont vos propositions pour les Français de l'étranger?
Je distingue six points essentiels:
ENSEIGNEMENT : Il nous semble souhaitable de maintenir la prise en charge des frais de scolarité dans les classes de lycée des établissements français de l’étranger et de l’étendre graduellement aux classes de collège puis de l’école élémentaire au moyen d’une augmentation des allocations de bourses l’accès aux établissements français doit être donné en priorité aux enfants, dont au moins un des parents est de nationalité française.
BINATIONALITE : Nous comptons réformer en profondeur les conditions dans lesquelles est accordée la nationalité française. Le droit du sol sera supprimé car la nationalité s’hérite ou se mérite. Les Français expatriés seront libres d’accepter la nationalité de leur pays d’accueil.
PROTECTION SOCIALE : La protection sociale fournie par la CFE apparaît globalement satisfaisante, même si elle pourrait être améliorée dans les pays où le coût des soins est élevé (Etats-Unis par exemple). Il serait par ailleurs souhaitable de mettre en place des conventions avec les pays qui n’en disposent pas encore.
RESEAU CONSULAIRE : La France qui est une grande puissance doit disposer d’un réseau consulaire conforme à son statut. Il convient donc de mettre un terme aux « ajustements » en cours. La compétence de ces représentations consulaires doit demeurer nationale et non devenir européenne.
REPRESENTATION POLITIQUE : Il existe au MAE une Direction des Français de l’étranger qui fonctionne bien. La récente création d’un secrétariat d’Etat est une mesure à caractère électoraliste. Elle n’apporte aucun service supplémentaire aux Français de l’étranger et constitue une dépense superflue.
EXPATRIES : La sensibilisation des Français de métropole à la situation de leurs compatriotes établis à l’étranger n’apparaît pas d’une nécessité pressante, eu égard aux difficultés qu’ils connaissent dans leur vie de tous les jours. La mise en place d’une année des Français de l’étranger s’apparenterait dans ce contexte à un gadget de nature démagogique.
Marine Le Pen

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Réponses des autres candidats :
- Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière)
- François Bayrou (Mouvement Démocrate)
- Jacques Cheminade (Solidarité & Progrès)
- Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République)
- François Hollande (Parti Socialiste)
- Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts)
- Marine Le Pen (Front National)
- Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche)
- Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste)
- Nicolas Sarkozy (Union pour un Mouvement Populaire)