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Garagiste français à Berlin

   21.05.2013 
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Photo:Victor Coste

En 2011, le nombre de morts lié aux abus de la drogue a diminué de 20% en Allemagne. Mais paradoxalement, la consommation de ces substances illicites reste en constante augmentation.




Photo Andres Rueda

Selon de récents sondages, le nombre de morts lié à la consommation de drogue a atteint son plus bas niveau depuis 1988. On note que 986 personnes sont mortes en Allemagne en 2011. Cela représente une baisse de 20% depuis un an. Une diminution significative a d’ailleurs été enregistrée au sein de toutes les tranches d’âges et particulièrement chez les moins de 20 ans où l’on constate un repli de 79% depuis 2002. Mechthild Dyckmans (FDP) qui fait partie de la Commission sur les Drogues du gouvernement fédéral parle d’une « tendance générale à la baisse ». Elle explique le phénomène par l’efficacité des organismes d’assistance aux personnes dépendantes à la drogue déjà existants et l’effort fait par les municipalités. « Les chiffres prouvent que l’aide et les services de traitement sont efficaces et devraient continuer leur mission » a-t-elle affirmé. Mais Mechthild Dyckmans ajoute que « chaque personne mourant des méfaits de la drogue et toujours une personne de trop ».


Consommation



Photo Shorelander

On constate depuis l’an passé une consommation de drogue en augmentation de 15% et qui persiste sur les huit dernières années consécutives. Plus précisément, on enregistre une hausse auprès des personnes ayant expérimenté pour la première fois des amphétamines et métamphétamines. Par ailleurs Jörg Zierke, Président de l’Office Fédéral de Police Criminelle (BKA), ainsi que Mechthild Dyckmans ont tiré la sonnette d’alarme sur les dangers et la banalisation de l’usage de cannabis. Un des problèmes majeurs résiderait dans le fait que le cannabis est considéré comme une drogue douce. Pourtant sa présence sur le marché est toujours présente voire plus qu’auparavant. Mais ce qui inquiète aussi les autorités, c’est l’explosion de la prise de drogues dures et surtout du Crystal Meth, avec un nombre de consommateur qui augmente de +163,7%.


M. Zierke et Mme Dyckmans parlent également de nouveaux produits et nouvelles substances psychoactives mises en vente sur le marché. Leurs noms ? Les legal high. Ce sont des produits commercialisés sous la forme de mixtures à base de plantes ou en tant que sels de bains, mais qui contiennent des drogues ou des substances chimiques ayant des effets similaires. Les symptômes engendrés par la prise de telles substances n’ont pas encore été classifiés, mais ils sont estimés allant de l’empoisonnement à la mort. Un danger qu’on ne peut ignorer alors que l’ont sait qu’ils sont principalement vendus sur Internet et donc très faciles d’accès. De même que pour le mode d’administration où ces legal high pourraient être soit fumés ou bien sniffés.


Silence, ça pousse



Photo LancerenoK

En 2011, la police allemande a dénombré 717 plantations de cannabis dont 34 sont des plantations "professionnelles" avec plus de 1000 plants, ainsi que 19 laboratoires illégaux fabriquant des drogues de synthèse. Ont été saisis à ce jour : 4 tonnes de marijuana, 2 tonnes de cocaïne, 1,7 tonnes de cannabis, 1,5 tonnes d’amphétamines/métamphétamines et une demi tonnes d’héroïne. Jörg Zierke indique que le développement de ces réseaux devient un problème de plus en plus sérieux.


Pour mémoire, l’Afghanistan reste tout de même le principal fournisseur de cannabis et d’héroïne en Allemagne. D’après une étude des Nations Unies, la surface totale de culture d’opium en Afghanistan a augmenté de 7% par rapport à 2010 (soit aujourd'hui 130 000 hectares cultivés). En ce qui concerne la cocaïne, la Colombie, la Bolivie et le Pérou demeurent les principaux pays fournisseurs.

 

 

Chloé Riegler

Le 29.03.2012


État des lieux en France

L’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanie (OFDT) vient de publier une étude sur la consommation de drogues en France. Petit tour d’horizon de la consommation et des modes d’usages en 2010/2011.

 

 

Consommation

 

• En 2010, l’expérimentation du cannabis concernait environ un tiers (32,8 %) des adultes de 18 à 64 ans. La consommation régulière, nettement moins fréquente, s’élevait à 2,1 % (3,4 % chez les hommes et 0,9 % chez les femmes), cette proportion s’avérant stable entre 2005 et 2010.Mais on note une hausse de l’expérimentation "mécanique" liée à un effet de stock des générations anciennes de fumeurs.

 

Fin 2000, les statistiques annonçaient que le nombre de décès liés à des accidents de la route (sous emprise du cannabis) atteignait 175 à 190.

 

• Le nombre de consommateurs de cocaïne entre 2005 et 2010 est passé de 250 000 à 400 000. Malgré tout, on observe pour la première fois depuis ces dernières années une baisse de l’expérimentation de cocaïne du à la dégradation du rapport qualité-prix de cette drogue. De la même manière, l’aura "festive" et "inoffensive" de ce produit se perd.

 

• L’expérimentation d’héroïne quant à elle est en hausse. On note un passage de 0,8% à 1,2% de consommateurs. On dénombre 365 décès par surdose pour l’an passé et 39 morts par SIDA chez les usagers de drogues par injection. Parmi les consommateurs de drogues par voies intraveineuses 7,2% contractent le VIH et 36,4% à 47% l’hépatite C, selon les estimations de l’OFDT. Par ailleurs on constate que 40% des personnes prises en charge pour usage d’héroïne l’on été pour des problèmes psychiatriques.

 

 

Évolution des modes d’usage et diffusion

 

On constate une diversification croissante des populations usagères de drogues. Par exemple, la diffusion de cocaïne ne se pratique plus exclusivement dans les milieux dits festifs. Elle atteint maintenant même les quartiers populaires et les banlieues. Même phénomène pour l’héroïne : elle se propage aujourd’hui au sein de groupes de population plus variés, notamment chez les jeunes, le milieu de la fête et les populations très insérées socialement. Depuis 1999 tous les sites interrogés s’accordent sur le fait que la disponibilité et l’accessibilité de l’héroïne brune est en hausse. On peut donc se la procurer autant dans les petites villes de province et les zones rurales, et non plus uniquement dans les grandes agglomérations.

Les drogues font l’objet de rapports chaque année et l’on s’inquiète de la progression de celle-ci dans toutes les milieux sociaux professionnels. Mais on ne parle que trop rarement des méfaits de l’alcool et du tabacs, qui n’en restent pas moins des addictions et comptent respectivement 33 000 et 60 000 morts par an.

 








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