Comme le rapporte „La Gazette de Berlin“ du 23 avril 1757, la femme du maître d’école Schloetke du village de Marienfelde, près de Berlin, a mis au monde trois filles. On précise que les petites filles et leur mère étaient en bonne santé. Elles furent baptisées Christine, Friederike et Charlotte. 250 ans plus tard, ces prénoms sont toujours actuels.
À l’époque, les seules femmes dont parle „La Gazette de Berlin“ sont des princesses, des épouses et des mères, et elles apparaissent dans la rubrique des faits divers. Ainsi, cette même édition du 23 avril évoque la mort de Louise Catherine Charlotte, comtesse de Wülcknitzz, née baronne de Erlach et rapportait depuis la Cour que Sa Majesté la reine-mère avait organisé un banquet de gala à l’occasion du 19e anniversaire de son Altesse royale la princesse Elisabeth Louise de Schwedt, épouse du prince Ferdinand. Toute la Cour y a participé.
Dans l’édition du 7 avril 1757 parut une critique du nouveau livre d’Emer de Vattel: POLIERGIE, ou un mélange de littérature et de poésie, de Monsieur de V***, Amsterdam, 1757.
La lecture de cette oeuvre promet au lecteur de lui expliquer les relations entre les sexes au 18e siècle : le sixième chapitre décrit le véritable amour et dans le septième, une jeune demoiselle élucide dans une lettre l’origine et les raisons de la vénération que les hommes nourrissent à l’égard des femmes.