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L'équipe de France de football adapté avant la Coupe du monde


La Coupe du monde de football du sport adapté, soit pratiqué par des joueurs handicapés mentalement, touche à sa fin. Organisée elle aussi en Allemagne cette année, elle contribue à faire évoluer les mentalités face à la pratique sportive des personnes handicapées. Et le handicap en général en tire profit.

 

Pour leur Coupe du monde, les footballeurs de l’équipe de France sport adapté n’ont eu le droit qu’à une visite guidée de l’Allianz Arena, enceinte futuriste que se partagent le FC Bayern et le TSV Munich 1860. Pour le reste, c’est sur le Dantestadion, un petit stade anonyme de la capitale bavaroise, qu’ils ont disputé leurs matchs de qualification. Une situation laissant Didier Devaux rêveur et quelque peu amer. « Quand on pense aux milliers d’euros que coûte une place en loge VIP à l’année à l’Arena, on se sent vraiment mal à l’aise », confie le cadre technique sport adapté au ministère français de la Jeunesse et des sports. Dans la grande famille du football, tout le monde ne mange pas dans la même assiette. Pourtant, en France comme en Allemagne, les choses évoluent.

 

« Aujourd’hui grâce aux Jeux Paralympiques, le handicap est de mieux en mieux accepté dans nos sociétés », analyse Emidio Correia, un des entraîneurs de l’équipe de France sport adapté et directeur adjoint d’un établissement pour adultes handicapés mentaux à Villepinte, en région parisienne. "Tout ce qui est inconnu fait peur et le handicap n’y échappe pas. » Problème pour le handicap mental, il ne possède aucune représentation aux Jeux Paralympiques. La faute aux instances internationales, trop hésitantes à faire respecter leurs propres règlements. La Fédération Rrançaise du Sport Adapté (FFSA), qui recense plus de 28 000 licenciés, fait pourtant le poids face à la fédération française handisport qui ne compte « que » 25 000 pratiquants. « Mais tout est question de politique », explique Didier Devaux, chef de délégation de l’équipe de France pendant la Coupe du monde. Lorsque le handisport revient des Jeux auréolé de médailles, les portes s’ouvrent d’elles-mêmes et les aides financières sont accordées plus facilement. En parallèle, les entreprises semi-publiques ou publiques mettent en place des contrats sous convention et les collectivités locales offrent des emplois aux sportifs. Autre évolution, les jeunes handicapés se tournent de plus en plus vers la pratique sportive. Julien Soyer, international français en tennis de table, avance une explication : « Pendant longtemps, les médecins disaient que le sport n'était pas bon pour les handicapés. Aujourd'hui le discours est radicalement opposé. »

 

Sur ses terres, l’Allemagne compte tirer profit de cette Coupe du monde suivant celle des sportifs valides. Ayant mis en place une campagne d’informations, elle espère sensibiliser sa population au handicap. mental. Anne Heinzl, entraîneur de la fondeuse non-voyante Verena Bentele, championne paralympique cet hiver, se souvient de ses débuts à l’école pour aveugles de Munich. « Je suis arrivée dans cette école, en 1972, pour aider une amie qui quittait son poste, raconte l’enseignante en sport. À l’époque personne ne voulait donner des cours à des handicapés. C’était très difficile de trouver du personnel. Aujourd’hui, grâce notamment aux médias, les choses ont changé. » Et l’entraîneur au TSV Munich de vanter les mérites du sport pour les personnes handicapées. Bernd Miller, 38 ans, ne pourrait plus s’en passer. Coureur de marathon (record à 3h30), il s’est vu stoppé dans son élan, il y a onze ans, par un accident de moto. C’est au cours des six mois de rééducation dans une clinique du sud de la Bavière, à Murnau, qu’il découvre le basket en fauteuil roulant. « Ça m’a appris à apprivoiser de nouveau mon corps. Désormais ça me permet de me maintenir en forme et m’offre un nouvel équilibre dans la vie », se réjouit-il. Installé à quelques mètres, son entraîneur à l’USC Munich approuve : "Malgré leur handicap, ils sont tout à fait autonomes," montre Jürgen Wieber "Ce sont des sportifs comme les autres. Ils ont droit aux mêmes égards." Cette idée a cependant encore un bout de chemin à faire.

 

Julien Bels








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Machistador /// Mittwoch, 20-09-06 19:08

C'est clair!! les 3/4 des footballeurs pros pourraient jouer en handicapé! mdr

 

fred le footeux /// Montag, 18-09-06 23:45

vu le QI moyen des footballeurs prfessionnels le foot "adapté" a de beaux jours devant lui...

 
 

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