Grève : l'Allemagne y prend goût
Le 1er février, les syndicats IG Metall et Ver.Di ont appelé à une grève pour le pouvoir d´achat qui a touché plusieurs secteurs tels que les transports ou l´industrie lourde.
A Berlin, la quasi-totalité du réseau de transports urbains était paralysé. Métros, bus et tramways ont cessé de circuler, du vendredi au samedi 15h. Seuls les S-Bahn roulaient. A la BVG (société des transports berlinois), on n’avait pas connu un tel mouvement depuis plus de 10 ans.
A l´action du 1er février suit celle du mercredi 6 dans la sidérurgie, où le syndicat IG Metall semble déterminé.
Principale revendication : la hausse des salaires. A la BVG, Ver.Di souhaite une majoration salariale de 10%, la direction avait proposé 6%. La DBB (fédération des fonctionnaires) vise les 8%.
L´instauration d´une rémunération minimum de 7,50€ de l´heure pour tous est aussi au centre des débats, alors que la chancelière souhaite des accords au cas par cas.
L´exemple du bras de fer gagné par les grévistes de la Deutsch Bahn et de Deutsch Telekom cette année a donné des idées aux salariés. La pratique de la grève est en vogue en Allemagne, contestant même le leadership français en la matière. Pour preuve en 2007 580 000 jours de grève ont été comptabilisés, un chiffre record depuis 1993 (593 000 jours).
>>> Voir aussi: Grèves, suite : la fin justifie apparement les moyens
Clément Bruchon