imprimer   13.02.2012 
N°. 14EditoDossierPolitiqueEconomieCultureMusiqueSportVie pratiqueVie de la tribuAnnoncesDie GazetteLa DernièreEdition actuelleBlogsNos conseils BlogsSur nos blogs...Créez votre blog!ArchivesNos archivesChronique historiqueL'équipeQui sommes nous?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?ServicesLaisser une annonceInfolettre & RSSPetites AnnoncesPublicité / WerbungAnnonceursLiens / LinksContactImpressum











Sous la lumière du néon, une petite dizaine de personnes patiente calmement. Toutes les demi-heures environ, un haut-parleur crachote un nom. Le cabinet de Maren Haüsler, médecin généraliste dans le Nord-Est de Berlin, ne désemplit pas. « Et encore, ce n´est même pas le début du trimestre », sourit Mandy, une des deux jeunes assistantes médicales du cabinet : quatre fois par an, les patients défilent pour payer le Praxisgebühr. Instaurée par le gouvernement Schröder en 2004, cette taxe de 10 euros est obligatoire… et le cabinet connaît alors des pics de fréquentation, jusqu´à 120 personnes par jour. Mandy et Wenke sont les premières interlocutrices des patients. Avant chaque consultation, elles recueillent les cartes d´assuré social, examinent les dossiers médicaux et effectuent éventuellement de petits examens.

 

Maren Haüsler connaît bien son métier. En exercice depuis plus de 45 ans, cette médecin a vu le système de santé allemand se dégrader. « Un nombre croissant de patients ne sont pas assurés et se soigner coûte de plus en plus cher. Certains attendent le dernier moment parce qu´ils n´ont pas pu s´acquitter du Praxisgebühr. D´autres n´ont même pas les moyens de s´acheter leurs médicaments. »

 

Premiers consommateurs de médicaments en Europe, les Français fraîchement débarqués en Allemagne ne manquent pas de s´étonner lorsque le praticien leur conseille beaucoup de repos et des infusions de sauge pour soigner leur rhume. Certes, les médecines douces sont une spécialité germanique. Mais les différences culturelles n´expliquent pas tout. « On prescrit moins de médicaments car ils sont beaucoup plus chers ! », s´exclame Haüsler. « Les sirops contre la toux  et, plus généralement, tous les médicaments contre les refroidissements ne sont pas du tout remboursés. Alors je préfère conseiller des recettes maison ! ». Entre la France et l´Allemagne, le prix d´un même médicament passe du simple au double. Grands responsables : la TVA (2% en France, 16 % en Allemagne), les prix d´acheminement de l´usine au pharmacien (20% du prix du médicament d´un côté, 40% de l´autre), les bénéfices des pharmaciens…

 

Jean-Claude Popot exerce en Allemagne depuis 1992. Sévère critique de la complexité du système de santé allemand et de sa bureaucratie, il déplore ce qu´il appelle « la médecine à trois vitesses » : « Ce n´est pas un vain mot ici. Il y les assurés des caisses publiques, ceux des privées et ceux qui ne sont pas assurés du tout.  Il y a des différences de traitement énormes entre les clients du public et du privé. Les clients du privés obtiennent des rendez-vous beaucoup plus vite chez les spécialistes par exemple, en trois jours parfois quand les autres doivent attendre des mois. » Les assistantes médicales du cabinet Haüsler ne disent pas le contraire : « Les assurés du public sont traités comme des hommes de deuxième classe. Certains cabinets ont même deux salles d´attente, une pour chaque type d´assurés ». Dans la salle d´attente, Sabine, asthmatique, peste contre la hausse de son spray. « Je vis avec Hartz IV et quand je ne suis pas exonérée, je dois dépenser 70 euros par mois pour me soigner. C´est beaucoup. Alors quand je vois que mon spray n´arrête pas d´augmenter…je vais vous dire, le système de santé ici, c´est révoltant ! » Vous reprendrez bien un peu de tisane ?

 

Sonia Gonzalez

 

Sur le même sujet :
Réforme de la santé: l'Etat met la main sur le magot
Microtrottoir
L’assurance santé à l’allemande, entre public et privé
Un lieu d’accueil pour les oubliés du système de santé
Antibiotiques vs sauge séchée…
Les différents systèmes de santé de la Francophonie
"L'antibiotique...c'est pas automatique!"








resultats entre 1 et 2 de 2
 

karl marx /// Dienstag, 12-12-06 16:34

qu´est ce qu´on veut?

que la santé, donc la vie ne soit pas une marchendise comme une autre...ca doit quand même être envisageable...non?!

et ca n´implique pas une moindre efficacité économique...bien au contraire...aux etats unis le % du pib qui va dans les soins est supérieur à ce qu´il est en Europe...pour autant les résultats sont sur le vieux continent bien meilleurs (longévité, morbidité, mortalité infantile etc...)

 

Hans Tuzla /// Dienstag, 12-12-06 09:20

qu'est ce que vous voulez ?
Qui ne se révolte pas contre le système du "marché libre" (ou le capitalisme) n'a pas à se plaindre qu'il y a de gens qui conduisent en Mercedes et d'autre qui
d o i v e n t aller à pied ou prendre le vélo. L'égalitarisme n'a jamais fait partie du système capitaliste. connaissez-vous des exeptions en matiére de logements, des voyages, au théatre, des achats de toutes sortes etc......?
Hans

 
 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 

La Gazette sur les réseaux sociaux : "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter" "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter"

Google
Web La Gazette
Blogs Facebook


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.




Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
Beer, Gastl & Partner
Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
www.ra-revel.de

Faites votre pub ici!

Auberges de Jeunesse à Berlin



KOCH KARIMI
Cabinet d’avocats franco-allemand
(Berlin – Paris)
Rechtsanwälte, in Deutschland und Frankreich zugelassen

MEDIATIS
Faire un crédit pour financer ses études à l'étranger

JOBISJOB
Toutes les offres d’emploi à Berlin et partout en Europe





LEO - Dictionnaire