imprimer   23.05.2012 
N°. 36Accueil / EmpfangAgendaDie Gazette1. Quartal 2012Die Gazette 2011Die Gazette 2010Die Gazette 2009Die Gazette 2008Politique 20121e Trimestre 2012Politique 2011Société 2012Société 2011EconomieMédias-comScènesExpositionsLivresCultureCinémaMusiqueSportLieuxEntrevuesPhoto de la semaineVos commentairesBlogsNos conseils BlogsSur nos blogs...Créez votre blog!ArchivesNos archivesChronique historiqueL'équipeQui sommes nous?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?Fixeur à Berlin ServicesLaisser une annonceInfolettre & RSSPetites AnnoncesPublicité / WerbungAnnonceursLiens / LinksContactImpressum











General Elektriks en concert au Bataclan, en mars 2010
Photo: kmeron


Parker Street, troisième album General Elektriks vient de sortir. Début septembre le groupe était passé dans la capitale allemande pour un concert regorgeant d'énergie. L'occasion de rencontrer Hervé Salters, à l'origine du groupe. Entretien funk.

 

Lors de leur passage à Berlin le 8 septembre dernier, s'ils n'avaient présenté que deux de leurs nouveaux morceaux, les anciens tubes avaient joyeusement retenti entre les murs de la Kulturbrauerei . Mais pas seulement, le groupe avait également offert un réarrangement du morceau "En melody" de Serge Gainsbourg, issu de l'album-concept Histoire de Melody Nelson sorti en 1971.

 

Une reprise qui en dit long sur le travail de "RV", puisque dans les 70's, nous sommes en plein essor de la funk et "En melody", sonnant résolument funk, n'échappe pas à la règle. Tout comme la musique de General Elektriks! Sans compter que reprendre Serge Gainsbourg, qui a signé de multiples et talentueuses musiques de films, s'accorde parfaitement avec les derniers travaux de monsieur RV: celui-ci s'est dernièrement lancé dans la confection de bande originale. Funk, scène, cinéma...Hervé Salters s'explique, humblement, avec d'agréables digressions, au cours d'une interview réalisée quelques heures avant de monter sur scène:



La Gazette: Quel est votre rapport à l'Allemagne ?

 

RV: Je ne connais pas très bien le reste de l'Allemagne mais j'adore tout particulièrement Berlin. La première fois que je suis venu ici, c'était juste après la chute du mur. J'étais aussi allé à Dresden, j'avais beaucoup aimé mais pour d'autres raisons : c'est une ville un peu ovni vu son passé.

Je trouve que la culture allemande est extrêmement attrayante. D'ailleurs, c'est amusant car j'ai l'impression que certains français ne sont pas nécessairement très positifs quant à celle-ci alors qu'en fait, ce que je connais de l'Allemagne est très accueillant. Il y a un coté plus tranquille et relax, notamment à Berlin qui est très ouvert, avec le doigt sur ce qui se passe: c'est super.

 

La Gazette: Et connaissez-vous la scène musicale allemande ou de Berlin?

 

RV: Pas très bien. À vrai dire, je ne connais pas beaucoup de scènes musicales tout court. J'étais toujours enterré dans mon garage ces deux dernières années sauf quand j'étais sur scène. Finalement, artistiquement, je connais plus le passé de Berlin: Marlene Dietrich (actrice et chanteuse berlinoise), Kurt Weill ou encore Bertolt Brecht (compositeur et dramaturge allemands dont les noms sont inséparables). Kurt Weill, c'est fantastique, c'est vraiment une influence pour moi.

 

La Gazette: C'est la première fois que vous jouez ici?

 

RV: Non, on avait déjà joué à Berlin il y a un peu plus d'un an dans un club soul, très chouette, le Bohannon à Mitte. On a passé une superbe soirée dans cette sorte de cave. Dans ce tout petit endroit, les gens étaient vraiment "là". J''adore ce genre d'ambiance intimiste.

 




General Elektriks en concert au Bataclan, en mars 2010
Photo: kmeron

 

La Gazette: Sûrement une question ressassée, mais pourquoi chanter en anglais alors que vous êtes français?

 

RV: C'est très simple, j'habite dans un pays où les gens parlent anglais, mes idées textuelles me viennent donc dans cette langue. J'ai déménagé il y a presque 12 ans aux États-Unis. Avec General Elektriks, je n'ai fait qu'une chanson en français "Tu m'intrigues" sur le premier album "Clickety click" en 2003 et ce texte je l'avais écrit avant de déménager! Et puis, en grande partie, la musique que j'écoute est en anglais…Il y avait un moment où j'étais plus tourné vers la chanson française, mes textes étaient alors en français.

J'ai cependant l'impression que ma musique est assez française. Elle est d'influence un peu impressionniste façon Debussy ou Ravel dans certains arrangements de cordes par exemple. Il y a quelque chose au niveau des atmosphères qui est plus continental: plus français qu'américain !

Finalement, en France, on a tendance à me dire que je fais une musique d'américain et aux États-Unis, on me dit que je fais une espèce de version à la française ou continentale de la soul! Je dois sûrement être quelque part entre les deux avec un vrai coté français, mais simplement pas avec le texte.

 

 

La Gazette: Votre nouvel album, à l'écoute, est un peu dans la veine des musiques de film. Sûrement parce que vous en avez récemment fait pour la série "Les beaux gosses": en quoi y a-t-il eu un dialogue entre les deux ?

 

RV: Je m'inspire de tout ce que je fabrique et de tous les moments: ce qu'on vit maintenant, ce qu'on va vivre plus tard. Ce sont des choses qui, de toute façon, finissent par trouver leur chemin dans ce que je crée et je n'essaye pas de compartimenter. Je ne me dis pas "là, je vais faire du General Elektriks, ça doit sonner comme ça!". Mais effectivement, comme je venais de finir la musique des "Beaux mecs", une mini série sur France 2, et que j'avais énormément travaillé les arrangements de cordes et ces atmosphères là, ça se retrouve beaucoup dans "Parker Street", le nouveau disque. Ceci dit, il y avait déjà un petit peu de tout ça dans le précédent album, "Good city for dreamers".

 

La Gazette: Votre nouvel album, à l'écoute, est un peu dans la veine des musiques de film. Sûrement parce que vous en avez récemment fait pour la série "Les beaux gosses": en quoi y a-t'il eu un dialogue entre les deux ?

 

RV: Je m'inspire de tout ce que je fabrique et de tous les moments: ce qu'on vit maintenant, ce qu'on va vivre plus tard. Ce sont des choses qui, de toute façon, finissent par trouver leur chemin dans ce que je crée et n'essaye pas de compartimenter. Je ne me dis pas "là, je vais faire du General Elektriks, ça doit sonner comme ça!". Mais effectivement, comme je venais de finir la musique des "Beaux mecs", une mini série sur France 2 de huit épisodes, et que j'avais énormément travaillé les arrangements de cordes et ces atmosphères là, ça se retrouve beaucoup dans "Parker Street", le nouveau disque. Ceci dit, il y avait déjà un petit peu de tout ça dans le précédent album, "Good city for dreamers". J'ai plus enfoncé cette porte mais tous ces ingrédients étaient déjà là.

 

La Gazette: C'était la première fois que vous composiez une musique de film?

 

RV: Oui, à proprement parler. Quelque chose d'officiel et qui serve donc ! Mais c'est toujours un truc que j'ai voulu faire en fait, c'est une de mes influences, je suis un grand fan de musique de films.

 

La Gazette: Comme quoi par exemple?

 

RV: Ennio Moriconne, Nino Rota…Des gens qui ont fait beaucoup de musique dans les années 50-70. Je pense qu'il y avait déjà ce petit coté cinématographique dans les deux premiers albums "Clikety click" et "Good city for drames". Un morceau comme "La nuit des éphémères" est assez visuel. Ça ressort donc aussi dans "Parker street ". En fait, ce qu'il s'est passé, c'est que le réalisateur de la série, Gilles Vannier, en entendant "Good city for dreamers", a pensé que ma musique fonctionnerait sûrement bien avec des images. Il m'a contacté et m'a demandé si ça m'intéressait : c'est bien tombé car ça faisait quelque temps que je voulais faire ça. J'aimerai bien en faire plus d'ailleurs…

 

 




Photo: kmeron

La Gazette: Quelle était la demande au niveau du format de cette musique de film?

 

RV: Cette fois, c'était vraiment une musique de film au sens propre du terme. Par épisode, il fallait une vingtaine de minutes de musique originale, ce qui revient sur 8 épisodes à faire 4 albums de musique! Il ne s'agissait pas simplement de donner des atmosphères pour la scène amoureuse ou celle d'action, chaque scène avec de la musique nécessitait une vraie pièce particulière. Du coup, c'était vraiment de la musique de film instrumentale avec des arrangements de cordes, de cuivres - surtout qu'il y avait un coté un peu lyrique dans la série qui a nécessité un orchestre. C'était beaucoup de travail. Ça m'a d'ailleurs plongé dans un "sprint". Ça m'a forcé à être très efficace, et, du coup, quand j'ai attaqué "Parker street", on a du procéder à un calcul: si on faisait une sortie en automne, il fallait que j'ai fini l'album à la fin du printemps, afin qu'eux aient le temps de commencer la promo. Je n'avais donc que quatre mois pour tout faire: l'écrire, l'arranger…mais comme j'étais dans une sorte de speed, j'ai voulu tenter le coup! Ce qui s'est avéré assez intéressant puisque je n'avais jamais travaillé sur ce projet de cette manière là. Jusque là, General Elektriks était un projet sur lequel je travaillais toujours un peu en dilettante. Les deux premiers disques par exemple ont été fait sur un laps de temps de deux ans.

 

 

La Gazette: Ca a des bons cotés d'avoir une dead-line comme ça?

 

RV: C'est juste différent. C'est vraiment plus un "snapshot", un instantané de ta créativité. Cet album, c'est qui j'étais de la mi-février à la mi-juin 2011. Si je le faisais maintenant ça serait surement un disque différent. J'aime bien cette idée.

 

La Gazette: Vous souciez-vous de faire des thèmes relativement commerciaux musicalement, et si ça avait été le cas à un moment, le fait d'en être au 3ème album donne-t-il plus de liberté?

 

RV: C'est une bonne question mais, non, je ne me suis jamais mis au piano en me disant que j'allais écrire un tube. Ce n'est pas comme ça que j'envisage ce projet : à l'origine, General Elektriks était un défouloir artistique. Je sortais d'une expérience un peu bizarre avec mon précédent groupe Vercoquin (1991-1998). C'était une super formation, on s'est vraiment bien amusés, surtout sur scène. Cependant notre expérience discographique s'est mal passée : on s'est laissé persuadé de compromettre un peu ce qu'on faisait. Quand je suis sorti de là, je me suis dit : "Plus jamais ça". General Elektriks a donc débuté alors que je ne savais même pas que je commençais quelque chose : ça n'avait pas de nom, je voulais juste hurler musicalement! Et ça a donné le premier album Clikety Click que Radio Nova France a décidé de diffuser. Il y a eu quelques fans, j'ai fait une première tournée et soudainement, je me suis retrouvé sur scène derrière un micro, chose que je n'avais jamais fait avant! J'avais toujours été clavieriste derrière des gens. C'était donc quelque chose d'assez honnête, et c'est important pour moi que ça reste comme tel.

 

 

La Gazette: Vous vous êtes donc fait surprendre vous-même quand Raid the Radio et Take back the instant sont devenus des tubes ?

 

RV: Oui, il se trouve que sur Good city for dreamers, il y a ce morceau, "Raid the radio", qui s'est mis à marcher, mais ce sont les gens l'ont rendu commercial, pas moi. Je n'ai pas mis des sifflets dans le but que ça attrape l'oreille. C'est l'un des nombreux morceaux que j'ai fait et il se trouve qu'il a eu une résonance particulière. De même pour Parker Street, je ne sais pas si il y a des morceaux qui vont plaire aux gens plus que d'autres. Ceci dit, ce n'est pas tout à fait exact : certes, il y a une part d'inspiration qui provient d'un endroit assez pur et ça, il faut le laisser venir à soi. Mais une fois que j'avance vers les morceaux, c'est un peu comme si j'ai douze ou treize toiles sur un mur et que je projette à la manière de Jackson Pollock de la peinture sur chacune d'entre elles: là, je suis obligé de prendre un peu de recul. La question suivante s'impose : pour que ça ait une gueule d'album, que faut-il que je fasse? Sans être alors pour autant dans le formatage, une mise en forme est nécessaire. Tout cela est donc à relativiser. Néanmoins, en travaillant sur Parker street, j'ai essayé de ne pas me laisser influencer par les morceaux qui avaient marché en radio sur le précédent album. J'ai tenté de ne pas pourchasser mon propre style et de continuer à avancer. L'espoir qui se cache derrière tout ça c'est que les vrais fans, ceux qui connaissent un peu l'histoire de ce que je fais, vont suivre car il y a une continuité.

 

La Gazette: Oui, d'ailleurs, entre Good city for dreamers et Parker street, il y a un vrai prolongement, mais cette fois ci, le produit semble plus affiné, plus dense?

 

RV: Absolument, ce n'est pas la première fois qu'on me dit ça. En fait, il est peut être plus abouti au niveau de la forme mais il est aussi un petit peu plus difficile parce qu'il est dense, et donc je crois qu'il faut rentrer dedans et se laisser un petit peu bercer. Au bout de multiples écoutes, je crois que c'est le genre de disque qui passe…




Photo: kmeron

La Gazette: Comment définiriez-vous votre musique?

 

RV: Je ne suis pas sure d'être la personne la plus à même de décrire ce que je fabrique musicalement. J'ai l'impression de faire une espèce de funk moderne et tordue. Dans le même temps, à l'écoute de mes disques, surtout Parker street, il est possible de se dire que c'est de la pop avec un coté un peu funky.

 

 

En effet, "Parker Street" est très pop...

 

RV: C'est vrai, bien que je ne m'en sois pas vraiment rendu compte. Je crois que ça reste un peu rock tout en tendant désormais plus vers la musique classique et le jazz. En revanche, la réelle différence d'avec les précédents albums relève d'un choix délibéré: plus de batteries programmées. Cette fois, il y a un vrai batteur. Je voulais avoir plus d'air et obtenir autant que possible cette sensation de fluidité avec un coté vraiment très organique. Tandis que pour "Good city for dreamers", l'idée était de faire un disque un peu feutré, comme si tu étais dans ma tête. Il y a un disque qui me fait ça, c'est Innervisions de Stevie Wonder dont je suis méga fan. C'est ce qui m'a inspiré cet aspect cotonneux…Sur "Parker street", j'ai pensé que ça serait marrant de prendre un peu le contre-pied en faisant un son très ouvert, avec beaucoup d'air. Ça, pour le coup, c'était un choix réfléchi!

 

La Gazette: Et pouvez-vous citer quelques unes de vos influences, des choses qui vous ont vraiment marquées et qui se répercutent dans votre musique?

 

RV: Bien sûr, il y en a des tonnes. Question funk/soul, il y a Stevie Wonder, clairement, Sly Stone aussi et Curtis Mayfield. Sinon, j'aime beaucoup la vieille pop, celle des années 60-70 dont les Beatles, le Bowie des 70's…Je suis aussi un grand fan de jazz : Thelemonious Monk au piano par exemple ou Charles Mingus. D'ailleurs le troisième morceau, "The genius and the gangster", fait référence à ce dernier et Sly Stone. Deux artistes qui ont crée une oeuvre que je trouve fantastique et qui a influencé beaucoup de gens. Pourtant, dans la vie de tous les jours, ils n'étaient pas des gens très recommandables. C'était donc à la fois des génies et des gangsters. En fait, c'est assez courant lorsqu'on regarde l'histoire de l'art, beaucoup d'artistes ont réussi à toucher alors que t'aurais pas voulu que ta fille sorte avec. Cela ne change rien au fait qu'ils ont crée des oeuvres fantastiques. Une ou deux générations plus tard, ils sont enseignés à l'école et penser à ça m'amuse. Enfin, il y a le hip-hop: j'en ai beaucoup écouté, ce qui est un peu moins le cas maintenant. J'étais vraiment plongé là-dedans puisque j'ai commencé à travailler avec les gars du collectif Quannum, Blackalicious, DJ Shadow, etc. Ça a vraiment été comme des cours accélérés en hip-hop! J'ai été immergé dans cette culture, ça s'entend dans General Elektriks. Quoi d'autre? Plein de choses, ce que je vais découvrir et puis pas seulement de la musique, d'autres oeuvres...

 

La Gazette: Comme quoi plus précisément?

 

RV: Au fond, pas nécessairement des oeuvres, juste des sensations : le soleil qui te tape un peu trop l'oeil par exemple. Finalement, qu'est ce que l'inspiration? C'est juste ça, je crois. Un moment qui te transporte un peu arrive et l'idée, c'est d'arriver à le saisir, essayer de le prendre, partir et rouler avec. À partir de là, il faut essayer de créer quelque chose. C'est bien en ça que je pense qu'il est impossible de se déclarer l'unique auteur d'une oeuvre. Ça t'est arrivé autant que tu l'a fais! Je ne suis pas un mystique, je ne crois pas en Dieu mais il y a vraiment des moments où quelque chose se passe autour de soi. On peut appeler ça comme on veut, il y a des moments spéciaux, c'est indéniable. Quand ceux-ci arrivent et que je suis près de mon piano, ça peut m'inspirer.

 

La Gazette: Il y a un paradoxe : vous parliez des génies, ou plutôt de cette façon de mythifier les artistes, or une oeuvre ne peut être accordée à un seul homme...

 

RV: Je pense que on a envie de comprendre ce processus, c'est pourquoi on l'attribue à une personne. On a envie de compresser ça comme une orange pour piger d'où ça vient! Pour ma part, lorsque je dois créer quelque chose ou lorsque ça vient simplement, ce que je trouve justement intéressant, c'est de se laisser surprendre, de ne pas trop contrôler les choses, en tout cas au début. Après, comme on en parlait tout à l'heure, il faut prendre un minimum de recul. Surtout dans la pop, le postulat de base est quand même qu'il faut que les gens puisse le siffler sous la douche, un minimum! Ce sont des murs, il faut voir ce que l'on peut faire en leur sein.




Photo: kmeron

La Gazette: Dans une autre interview, vous parliez de l'oeuvre qui n'est réellement achevée que lorsque qu'apparait l'auditeur, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette position?

 

RV: Bien sûr. Selon moi, une oeuvre n'est réellement accomplie qu'à partir du moment où elle est appréciée. Lorsque je sors de mon garage, j'ai une certaine idée de ce que j'ai fait et pourtant, lorsqu'une autre personne l'écoutera, l'avis pourra différer. Ceci dit, il reste tout aussi valable que le mien. C'est à ce moment que ça devient vraiment une oeuvre, parce que c'est apprécié et que ça vit! Quand il n'y a que moi qui le fait, ça ne vit pas vraiment, ou seulement dans ma tête. C'est d'ailleurs bien pour ça que le live est une expérience géniale car tu permets à des morceaux de vivre une seconde vie, tout à fait différente de celle du disque, et de la vivre au présent avec des gens. Ça n'est pas une sensation que tu peux avoir quand tu fais le disque! C'est un instant exponentiel qu'on vit tous ensemble à travers les morceaux.

 

La Gazette: Avez-vous cette impression qu'ont les réalisateurs parfois lorsque leur film est projeté en salle qui leur fait déclarer que le film n'est plus vraiment le leur?

 

RV: Oui et c'est une superbe sensation. En fait, je n'ai jamais l'impression que ma musique m'appartient car j'essaye de générer ça! Volontairement, je tente de ne pas entièrement comprendre ce que je fais. Quand je suis surpris et que je me demande si c'est bien ou non, c'est que je suis sur la bonne voie. Si je suis sûr de mon coup, j'ai la sensation de ne pas avoir cherché assez. Mais bien sûr, tout ça est est une question d'équilibre, de balance et de confiance en soi.

Le plus souvent, je me fie à une petite lumière intérieure qui clignote pour me dire que c'est fini. Et même si je suis en territoire étranger, mon credo est de tenter le coup.

 

La Gazette: Et pour la suite, pour l'année 2012, quels sont vos projets? Et le hip-hop, présent sur le premier album, va-t-il revenir?

 

RV: Mais j'aime toujours énormément le hip-hop! D'ailleurs, je viens de co-produire l'album de Pigeon John (rappeur américain) qui, je crois, marche bien en Allemagne. La prochaine collaboration sera instrumentale avec Chief Wcel (dj-producteur) de Blackalicious qui est un grand copain à moi. On fait de la musique qui s'appelle A Burning House, des instru funk hip-hop, lui aux programmes, moi aux claviers. Donc, ça va continuer! Il y a d'ailleurs pas mal de gens qui me disent : "Mais alors, tu vas nous refaire un truc à la "Cliquety click" parce que j'aimais bien aussi ce truc là".

 


Propos recueillis par Livia Lattanzio









pas encore de commentaire

 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 

La Gazette sur les réseaux sociaux : "déjà plus de 4300 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1700 sur Twitter" "déjà plus de 4300 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1700 sur Twitter"

Google
Web La Gazette
Blogs Facebook

Festival Francophonic à Berlin


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.




Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
Beer, Gastl & Partner
Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
www.ra-revel.de

Faites votre pub ici!

Auberges de Jeunesse à Berlin



KOCH KARIMI
Cabinet d’avocats franco-allemand
(Berlin – Paris)
Rechtsanwälte, in Deutschland und Frankreich zugelassen

MEDIATIS
Faire un crédit pour financer ses études à l'étranger

JOBISJOB
Toutes les offres d’emploi à Berlin et partout en Europe





LEO - Dictionnaire