Expositions
HIGHLIGHT
transmediale08 – Conspire…
Keine Angst ! Même si vous avez raté la semaine de performances et de concerts électroniques, il vous reste le loisir de parcourir les allées de cette exposition pas comme les autres. On respire… Transmediale est de retour dans votre bonne ville de Berlin, avec son cortège d’œuvres digitales et ultra contemporaines, sans obscurité. Réunies cette année sous la bannière de la conspiration, elles explorent le monde mystérieux et anxiogène d’Internet, omniprésent pourtant dans notre vie quotidienne ; elles déconstruisent ce qui est reçu comme des informations et des vérités universelles. Vidéos, installations, performances, et autres objets multidimensionnels, vous attendent au cœur du Tiergarten : perle dans ce bâtiment surnommé « l’huître »…
A la Haus der Kulturen der Welt (Berlin)
Jusqu’au 24.2
Tous les jours sauf le lundi de 10h à 20h
Akademie der Künste
Kinder der Strasse – Heinreich Zille
S'il est un artiste dont la gloire locale n'a d'égale que l'ignorance où le reste du monde l'a relégué, c'est bien Heinrich Zille, le dessinateur du « Berliner Milliöh ». Le « milieu » berlinois, ce n'est pas le monde des gangsters, c'est le petit peuple de cette grande ville poussée tout d'un coup à la fin du XIXe siècle, qui a su inventer une manière de vivre, un humour bien à lui. Scènes de rue, jeux d’enfants, vie quotidienne des Mietskasernen, Heinrich Zille dessine sur le vif, souvent avec une rapidité qui tient de l'instantané photographique, et une tendresse qui ne se démentira pas. L’exposition n’oublie pas les photographies que cet amateur de talent a saisies au cours de ses déambulations urbaines.
Jusqu’au 24.3
Berlinische Galerie
Emilio Vedova
Un an après le décès de l’artiste, la Berlinische Galerie rend hommage au principal représentant de l’expressionnisme abstrait italien en lui consacrant une première grande rétrospective allemande. Avec 150 œuvres, elle témoigne de la manière dont l’artiste a expérimenté l’extension de l’espace pictural classique. Ce Vénitien fut aussi un amoureux de Berlin, une ville qui lui inspire des sentiments mêlés : ville du mal absolu, des nazis, c’est aussi celle qui aura le plus à souffrir des malheurs qu’elle a causés. Sans oublier ces illustres habitants d’un temps, Max Beckmann, Otto Dix, George Grosz et les dadaïstes. « À Berlin, et seulement là, nulle part ailleurs, j’ai travaillé, aimé et haï, souffert … autant qu’à Venise », disait-il.
Jusqu’au 20.4
Deutsche Guggenheim
True North
Les paysages du grand Nord ont fasciné les Romantiques européens, symboles de pureté, de nature primitive et intacte, de sublime. Mais les photographies et les projets vidéo présentés ici, contemporains évidemment, interroge cette représentation d’un Nord immuable et immaculé. Mélancoliques, ces œuvres dévoilent une perte de pureté supposée en faisant place aux protagonistes humains qu tentent de domestiquer, de coloniser cette nature hostile. Pour se rappeler que le printemps approche…
Jusqu’au 13.4
Europaïsches Patentamt Berlin
Stadtlandschaften
Des villes, souvent désertes, qui se détachent de ciels tumultueux, gris, nuageux. Ce qui frappe dans ces photographies de Bertrand Saint-Guilhem, c’est le rayonnement des couleurs, la précision des contours et des traits : la réalité telle qu’on ne l’a jamais vue en vrai, plus forte, plus expressive. Le travail au croisement des techniques analogique et digitale transforme les paysages urbains ou des instants quotidiens, sans pittoresque ni documentarisme, pour notre plus grand plaisir…
Jusqu’au 7.2
Galerie Kollaborativ
... In meinen Bildern stelle ich Innen /Außen Räume dar. Häufig sind die Bilder Figur los. In diesem Fall gibt es einzelne Verweise auf Menschen/Bewohner (Stühle, Blumen, Sonnenschirme etc.). In ihrer Unmittelbarkeit und Größe fordern die Bilder geradezu eine Auseinandersetzung heraus.
Das Fehlen von Personen und eine häufig ungewöhnliche Perspektive verstärken das Bestreben des Betrachters, sich in den Bildraum hineinzuversetzen; dieser erschließt sich dem Betrachter nur bedingt, das häufig skizzenhaft Dargestellte und mit minimalen Irritationen versehene Bild bietet andere Interpretationsmöglichkeiten.
Ich möchte eine Bildsprache entwickeln, in der minimale Verschiebungen und Irritationeneine Rolle spielen, in der es um Provisorien und Übergangssituationen von einem Zustand zum anderen geht. ...
Meine Arbeit beginnt mit der Motivauswahl: es handelt sich immer um die uns umgebenden banalsten Situationen, die jedoch immer ganz kapp neben dem liegen, was wir als normal, schön, der Situation angemessen empfinden (leere Balkone, pausierende Sportler, Müllmänner, die nicht das erwartete tun, ...)
zur Malweise:
Z.B. können sich verschiedene Bildelemente innerhalb des Bildes wiederholen, wenn es für den Bildaufbau notwendig ist, obwohl sie keine inhaltliche Bedeutung an dieser Stelle haben.
Die Vorlage dient dabei stets nur als Startpunkt der Malerei und wird im Prozeß der Bildentwicklung modifiziert, kombiniert und als Stereotyp von Wirklichkeit eingesetzt.
Immer geht es dabei weniger um das Abbilden als das Formulieren der Möglichkeiten von Realität...
Hamburger Bahnhof
Bernhard Leitner – SoundSpaceSculpture
Surprise garantie : les objets sonores de Bernhard Leitner sont des expériences sensorielles inédites, à la fois physiques et abstraites, réalistes et merveilleuses. Né en 1938 en Autriche, cet artiste peu connu en France édifie ses architectures sonores depuis près de trente ans dans toutes sortes de lieux, profanes ou sacrés, publics ou privés. Bouleversant lui-même les frontières entre l’art, l’architecture et la science, il élève le son au rang de matériau artistique. Notes, modèles, photographies, la Neue Nationalgalerie propose de se promener dans les coulisses de ces sculptures sonores, dans l’esprit de cet artiste pas comme les autres
Jusqu’au 24.3
Haus am Waldsee
Beate Gütschow - somewhere else
On avait découvert cette photographe au Mois de la Photo : comment ne pas remarquer ces paysages naturels et urbains immenses, renouvelant ce genre pictural ? Et c’est elle qui en parle le mieux : « Mes photographies sont des montages : des compositions créées à partir d’un grand nombre d’éléments différents, de 20 à 80 selon les œuvres. J’utilise Photoshop pour construire les images finales mais je photographie les images-sources moi-même, dans des banlieues un peu partout dans le monde. J’utilise des appareils photo analogiques… Nous nous attendons généralement, de la part du reportage photographique, à une information précise à propos d’un événement. Mes œuvres sont tout le contraire : mes images sont sans raison, ne se fondent pas sur un événement, elles sont complètement déconnectées de la réalité, même si elles semblent réelles. » A voir !
Jusqu’au 24.3
Kulturforum Potsdamer Platz, Gemäldegalerie
"Fantasie und Handwerk". Cennino Cennini und die Tradition der toskanischen Malerei von Giotto bis Lorenzo Monaco
C’est un voyage dans l’époque dorée de la peinture toscane, berceau de la Renaissance européenne, à travers vingt tableaux et dessins datant du 14e et 15e siècle, dont les couleurs sont toujours aussi éclatantes. Vierges fascinantes, villes fantastiques, admirez les œuvres de Cennini, Giotto et Monaco.
Jusqu’au 13.4
Marc Berville Prospects
Vincent Ganivet – Block Party
Une nouvelle venue dans la famille des galeries françaises exilées à Berlin. Elle inaugure sa récente ouverture par des œuvres inédites de Vincent Ganivet, artiste parisien jouant avec des matériaux quotidiens, assemblés de façon inattendue, surprenante. Vous ne pourrez pas rater l’ incroyable roue faite de briques rouges, immobile et pourtant prête à rouler…
Jusqu’au 9.2
Martin Gropius Bau
Karl Valentin. Filmpionier und Medienhandwerker
Vous aimez Buster Keaton, vous adorerez Karl Valentin, comique bavarois du début du 20e siècle, pionnier du cinéma allemand, acteur, un des fondateurs de cet art qui eut tant de succès en Allemagne, le cabaret. Il triompha dans les brasseries munichoises de l’entre-deux guerres, encore consacrées aux spectacles et non aux discours politiques… Son accessoire de scène préféré ? Son propre corps, expressif caméléon. Sa silhouette efflanquée, maigre et gauche fonde un personnage maladroit, tragi-comique, qui ne plut pas beaucoup au pouvoir nazi, loin de leur conception de l’homme germanique. Exposition à ne pas rater, pour rendre hommage à un homme de spectacle extraordinaire, et pour savourer des œuvres de génie.
Jusqu’au 21.4
Museum für Kommunikation
Erika Rabau
Eine Berlinerin mit ihrer Kamera - Bilder der Berliner Filmfestspiele 1963-1985
Claudia Cardinale, Robert de Niro, Wim Wenders, tout le gratin du septième art est présent dans cette exposition de circonstances. Erika Rabau, photographe officielle de la Berlinale a saisi toutes les stars depuis 40 ans. L’occasion de découvrir l’histoire mouvementée de ce festival, ses coulisses, et même temps que de rêver au tapis rouge…
Jusqu’au 24.3
COLOGNE
Museum Ludwig
Piet Mondrian. Vom Abbild zum Bild
Un parcours à travers l’œuvre de Mondrian, de ses débuts impressionnistes et cubistes, jusqu'à son « néo-plasticisme ». Dès les années 20, le peintre se consacra à son langage formel caractéristique, fait de traits géométriques, avec des compositions trompant l’optique de son admirateur. Des systèmes s’élaborent autour de carrés rouges, jaunes et bleus organisés autour de lignes noires et de surfaces blanches. Ces images se sont inscrites dans la mémoire collective picturale. Mais cette exposition permet de découvrir ses premières toiles, paysages lumineux, qu se distinguent déjà par l’originalité de l’angle de vue et le formidable traitement de la lumière. « La nature est parfaite, mais l'homme n'a pas besoin, en art, de la nature parfaite », disait le peintre pour expliquer son changement d’orientation : à méditer !
Jusqu’au 30 mars
FRANCFORT
Schirn Kunsthalle
Die Impressionistinnen
Qui ne connaît pas Monet, Degas, Renoir ? Mais quid de leurs acolytes féminins ? Car quelques femmes avant-gardistes et combatives s’emparèrent de leur palette et de leurs pinceaux. Parmi elles, Berthe Morisot, Mary Cassatt d'origine américaine qui devait contribuer largement à la diffusion de l'impressionnisme dans son pays, et Eva Gonzalès qui connut un grand succès avec ses pastels. Pour leur rendre justice !
Du 22.2 au 1.6
HAMBOURG
Haus der Photographie
American Beauties
La vie quotidienne américaine saisie par des géants de la photographie contemporaine. Jugez plutôt : Larry Clark, Nan Goldin, Wim Wenders… De la côte Est à l’océan Pacifique, des métropoles au paysages déserts du middle west, des années 20 au début du 21e siècle, les facettes sont aussi diverses que les Etats-Unis eux-mêmes. Des adolescents désoeuvrés, des villes à couper le souffle, des rues désertes, des quartiers qui se transforment en quelques années : on est loin du rêve américain, et pourtant on reste fasciné… Profitez-en pour admirer l’exposition consacrée à la nouvelle scène de la photographie allemande.
Jusqu’au 24.2
HANOVRE
Sprengel Museum
Auf Spurensuche - Zur Erinnerung an die Aktion "Entartete Kunst"
Hommage à cet art dit « dégénéré » par les Nazis, d’avant-garde par les autres. L’exposition rappelle les histoires qui se cachent derrière les peintures et sculptures présentées ici, comme le sort subi par les artistes à partir de 1933. Emil Nolde, Otto Müller, Ernst Ludwig Kirchner partirent en exil, et leurs œuvres violemment décriées et mises au ban : ne ratez pas l’occasion de pouvoir les admirer aujourd’hui…
Jusqu’au 30.3
STUTTGART
Kunstmuseum
Getroffen. Otto Dix und die Kunst des Porträts
Comment le peintre révolutionnaire, fondateur de la Neue Sachlichkeit a-t-il renouvelé ce genre aussi vieux que la peinture elle-même ? Par la violence de la caricature, de la dénonciation terrifiante des horreurs vues dans les tranchées de 14-18 et dans l’Allemagne d’après-guerre. Aucun détail n’est pardonné… L’exposition confronte les œuvres de Dix à d’autres portraits de référence ayant marqué l’histoire de l’art : l’occasion d’apprécier permanences et décalages.
Jusqu’au 6.4