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 Le leader du Sultanat d'Oman Qaboos bin Said avec le ministre, Frank-Walter-Steinmeier à propos de la politique nucléaire au Proche-Orient et en Iran. On ne se tourne pas les pouces.
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L’Allemagne affiche depuis plusieurs années son ambition de retrouver sa place sur la scène diplomatique internationale. Dans le domaine nucléaire, elle est aujourd’hui un partenaire privilégié dans les discussions avec l’Iran.
Même si les négociations avec Téhéran n’ont pas porté les fruits escomptés, c’est toujours sur l’Allemagne que reposent les espoirs d’une résolution diplomatique de la crise nucléaire iranienne. Au sein de l’UE-3, qui comprend également la France et la Grande-Bretagne, la République fédérale a toujours été pour l’Iran un partenaire privilégié, tant sur le plan économique et culturel, que parce qu’elle n’a pas – contrairement à ses partenaires – de passé colonial dans la région proche orientale. Autre argument qui joue en sa faveur : parmi les six grandes puissances impliquées dans le dossier nucléaire iranien (l’Allemagne et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU), l’Allemagne est la seule à ne pas posséder l’arme atomique. « Certes le fait d’être ou pas une puissance nucléaire ne joue qu’un rôle marginal dans les négociations, mais ne pas posséder l’arme atomique rend Berlin plus crédible », estime Annette Schaper, de la Fondation de Hesse pour les recherches sur la paix et sur les conflits (1).
L’engagement de la République fédérale en faveur de la dénucléarisation repose sur 3 piliers historiques. En 1954, l’Allemagne du chancelier Adenauer promet, dans les Accords de Paris, de ne jamais fabriquer d’armes atomiques, chimiques ou biologiques sur son territoire. En 1975, les députés allemands ratifient le Traité de non-prolifération (TNP) déjà en vigueur depuis 1970 et qui instaure un cadre juridique international de lutte contre la prolifération d’armes nucléaires. La troisième étape a lieu en 1990 : le Traité 2+4 scelle la Réunification des deux Allemagne et rappelle que « les gouvernements de la RFA et de la RDA réaffirment leur renonciation à la fabrication, à la possession et au contrôle d'armes nucléaires, biologiques et chimiques ».
De par son histoire, l’Allemagne est un acteur privilégié du désarmement nucléaire. Comme l’a déclaré en juillet dernier le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, « rares sont les domaines de la politique qui exigent autant de patience, de ténacité et de travail de persuasion que celui du désarmement ». Il reste à espérer que les efforts diplomatiques menés avec l’Iran ne seront pas réduits à néant par le cas de la Corée du Nord qui semble jusqu’à présent se jouer de la diplomatie internationale.
(1) Hessische Stiftung Friedens- und Konfliktforschung
Anne le Touzé
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Le mouvement "STOP THE BOMB" dénonce l'implication de sociétés allemandes en Iran comme SIEMENS qui a fourni à ce pays un matériel sensible pour ses centrales nucléaires d'enrichissement.
Nous sommes nombreux à nous interroger sur la politique allemande et d'y dénoncer une duplicité évidente.
Il est clair que l'Allemagne ne peut pas continuer à poursuivre une telle dérive sans s'aliener l'estime de opinion publique internationale.
N'oublions pas que les fusées iraniennnes pourraient frapper Berlin, Paris, Londres ou Rome. Et tous les rapports d'expert le confirment.