Ulla trompe Heiner. Elle le déteste. Elle a parfois même envie de le tuer. Celui-ci s’en ficherait pas mal s’il était au courant: il pense souvent qu’il n’aurait jamais dû l’épouser. Et puis lui aussi a un secret: il sent la sénilité envahir ses neurones. Et les enfants dans tout ça ? Ils évitent les visites : Linda, journaliste-star et pourtant si solitaire, a honte de sa famille. Quant à Ferdinand, il noie son chagrin dans l’alcool et la drogue. La petite dernière, Friede, s’est suicidée il y a sept ans. Décidément, la communication ne marche pas fort dans cette famille. Harriet Köhler nous en livre les pensées introspectives sous forme de quatre monologues à la deuxième personne. Un premier roman sans ménagement.
Elise Graton
Harriet Köhler, Ostersonntag, Kiepenheuer&Witsch, 2007
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