« Voici la véritable histoire des braqueurs de banque Kurt Sandweg et Waldemar Velte, qui pendant l’hiver en 1933-1934, cherchèrent la route maritime de Wuppertal jusqu’aux Indes. Ils n’allèrent pas plus loin que Bâle, tombèrent amoureux d’une vendeuse de disques et achetèrent tous les jours un disque de tango. » C’est ainsi que débute ce roman, plein de grâce, d’humour, et de petites pirouettes malicieuses. Utilisant un fait divers bien réel, Capus mêle fiction et réalité pour brosser le portrait de ces deux jeunes escrocs. Malgré l’atmosphère inquiétante des années 30, peuplées de Volksgenosse et Volksfeinde, il réussit à donner à son récit la douceur d’une langue à la fois enfantine et maitrisée. Ou le mérite revient-il à la traductrice ?
Alex Capus, Un avant-goût de printemps, traduit de l’allemand par Leïla Pelissier, Editions Autrement, 2007
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