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 Un rouquin en automne: Gérard Depardieu dans «Quand j’étais chanteur» de Xavier Giannoli.
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Tübingen, ville universitaire au charme médiéval, battra du 1er au 8 novembre au rythme du festival de cinéma francophone. Pour sa 23ème édition, ce festival montre dans des salles de Tübingen et de Stuttgart des films français réalisés dans le courant de l´année ou l´année précédente. De quoi entretenir le rayonnement du 7ème art francophone en Allemagne.
La programmation du plus grand festival francophone d´Allemagne ne s´improvise pas. Composé de professionnels du milieu du cinéma, le comité de sélection sillonne les plus grands festivals : Cannes, Berlin, Locarno… à la recherche de la perle rare. « Les membres du comité de sélection doivent être vraiment ancrés dans le milieu du cinéma, c’est indispensable pour réussir à trouver des films qui suscitent un intérêt chez le public», explique Caroline Elias, interprète sur le festival de Tübingen. Car le but est de dégoter des films qui mèneront leur petite vie de pellicule, avec assez de qualité pour séduire une audience dans la durée. La preuve en image: Quand la mer monte, sélectionné en 2005 à Tübingen, est resté à l´affiche plusieurs semaines cet été.
Cette impulsion est vitale dans l´industrie du cinéma, où la concurrence est rude. Pour de nombreux films sortis en France mais inconnus en Allemagne, une projection à Tübingen peut être un tremplin pour trouver un distributeur en Allemagne. « Le prix d´aide à la distribution de 20 000 euros facilite considérablement la projection de l´heureux élu dans les salles allemandes», certifie Hasan Ugur, l’un des organisateurs du festival.
Pendant une semaine, les salles déroulent le tapis rouge pour les invités de marque. Cette année seront présents Raoul Coutard, chef opérateur incontournable de la nouvelle vague, Patrick Descamps pour La raison du plus faible, les réalisateurs Gustave Kervern et Benoît Delépine pour Avida, ainsi que Maïwenn Le Besco, pour Pardonnez-moi. Au total, neuf longs-métrages en compétition, et 19 nouveaux films, une section musique et cinéma, une section banlieue, une section africaine ainsi que des films courts. Noémie Rehm, secrétaire générale du festival de documentaire de Marseille, sera également présente : « Nous proposons quatre films, pour une programmation intitulée ‘fenêtre Marseille’ » Ce festival à vocation professionnelle reste pourtant un lieu de rencontre incontournable pour les amateurs de cinéma d´auteur comme pour les curieux désireux de visionner en avant-première des films splendides.
Jennifer Semet