Du 11 au 17 octobre, le cinéma l'Arlequin à Paris accueille la 11ème édition du festival du cinéma allemand. La sélection des films s'annonce en phase avec la société allemande.
Un cancer incurable, la destruction de Dresde, les gangs de filles dans les cités, une jeune femme qui habite dans sa voiture à Berlin... Cette année, les films présentés sont des drames réalistes, des récits sombres de la vie quotidienne. Et ce n'est pas un hasard. Car pour Cristina Hoffman, responsable de German Films France et organisatrice du festival, «les douze films présentés sont un tableau de la société allemande frappée par une sorte de déprime générale, par la morosité due notamment aux changements et à la crise. » Malgré tout, le festival se veut tout public. En effet, depuis Good Bye Lenin il y a trois ans, le cinéma allemand a bel et bien trouvé un public en France. Il faut maintenant s’assurer que ce succès ne reste pas sans suite. Autre objectif du festival : accrocher des distributeurs. Etant donné que la plupart des longs métrages ont été récompensés lors de nombreux festivals mais n’ont encore jamais été montrés en France, ces inédits trouveront peut-être preneur dans l’Hexagone. Cette 11ème édition du festival du cinéma allemand se veut également un focus sur la nouvelle génération avec dix films d’écoles et six courts métrages. Autre rendez-vous insolite : le ciné-concert, avec La chronique de Grieshuus, un classique de l'expressionnisme, arrangé à la contrebasse.
Pour plus d’infos : www.festivalcineallemand.com
Thomas Harms