imprimer   13.02.2012 
N°. 19EditoDossierPolitiqueEconomieCultureMusiqueSportVie pratiqueUllilustAnnoncesDie GazetteLa DernièreEdition actuelleBlogsNos conseils BlogsSur nos blogs...Créez votre blog!ArchivesNos archivesChronique historiqueL'équipeQui sommes nous?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?ServicesLaisser une annonceInfolettre & RSSPetites AnnoncesPublicité / WerbungAnnonceursLiens / LinksContactImpressum








On ne diffuse pas impunément des thèses révisionnistes. Ernst Zündel, auteur et éditeur, en a fait les frais. Le 15 février, la justice allemande l’a condamné à cinq ans de prison, la peine maximale prévue pour ce délit. Zündel, facétieux, sollicite à présent la révision de son procès. A révisionniste, révisionniste et demi.

 

Hans R. Vaget, germaniste américain, est revenu quant à lui en octobre dernier sur l’origine du nazisme. Dans son essai Seelenzauber. Thomas Mann und die Musik, il rompt avec l’image d’un Mann apolitique, coupé des réalités historiques : selon lui, ce n’est pas un hasard si son Docteur Faustus était musicien. C’est en effet la musique qui a longtemps symbolisé l’âme allemande et fondé la pensée nationaliste, impossible à créer politiquement dans un pays composé d’autant d’Etats différents. C’est la musique qui assurait à l’Allemagne une certaine hégémonie sur l’Europe. C’est la musique qui a préparé le terrain à Hitler. cqfd.

 

La multitude des théories sur le nazisme est ahurissante. Mais au-delà des théories, il y a des faits. L'exposition "Sex-Zwangsarbeit in NS-Konzentrationslagern" visible au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück nous en rappelle un : dès 1941, des bordels furent ouverts dans les camps. Des bordels. Pour la joie des détenus. Le but : augmenter leur rentabilité. Bien sûr, les SS auraient pu offrir à leurs prisonniers une nourriture équilibrée ou un sommeil réparateur. Que nenni, il fallait que les hommes se vident les couilles. D’ailleurs, aucun bordel masculin ne fut institué pour que les femmes puissent aussi accroître leur productivité. C’est bien connu : les femmes n’ont pas de couilles. Et puis il fallait lutter contre l’homosexualité qui risquait de se répandre dans les camps, horreur, malheur, allez hop, tous les mâles au bordel! Ensuite, la facture était envoyée à la famille du détenu - parfois c’était l’épouse elle-même qui devait payer la partie de jambes en l’air du mari. Les Nazis savaient tenir les cordons de la bourse (après la crémation, n’offraient-ils pas aux proches d’acheter les cendres du défunt?) Dans les bordels, les prisonniers, pourtant victimes de malnutrition, amenaient parfois à la prostituée des paquets de nourriture. Vanessa Rahn, « déléguée du personnel » chez Artémis, a raison : le corps de la femme est un capital, elle doit savoir pourquoi elle s’en sert...

 

Aïe, si seulement dans cinquante ans on pouvait dire : « La prostitution forcée ? Pfff, ça n’a jamais existé ! » Parce qu’il est évident que malgré l’horreur du négationnisme, il ne serait possible de dire une telle connerie que dans une époque où ça n’existerait plus.

 

>> "En français, "le mal", c'est rigolo"

>> Cinéma - Strajk, Die Heldin von Danzig de Volker Schlöndorff et Close to Home, de Vardit Bilu et Dalia Hagar

>> La peinture comme extension du corps

>> La femme dans tous ses états

>> Enfant des morts

>> Frauen, die schreiben, leben gefährlich








resultats entre 1 et 1 de 1
 

demoKRASSie /// Dienstag, 06-03-07 09:57

aussi odieux que peuvent être les propos révisionnistes...il est permis (j´espère?) de se demander si dans une réelle démocratie il est normal ou souhaitable que l´on puisse faire 5 ans de prisons pour des propos!

 
 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 

La Gazette sur les réseaux sociaux : "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter" "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter"

Google
Web La Gazette
Blogs Facebook


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.




Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
Beer, Gastl & Partner
Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
www.ra-revel.de

Faites votre pub ici!

Auberges de Jeunesse à Berlin



KOCH KARIMI
Cabinet d’avocats franco-allemand
(Berlin – Paris)
Rechtsanwälte, in Deutschland und Frankreich zugelassen

MEDIATIS
Faire un crédit pour financer ses études à l'étranger

JOBISJOB
Toutes les offres d’emploi à Berlin et partout en Europe





LEO - Dictionnaire