imprimer   13.02.2012 
N°. 13EditoDossierPolitiqueEconomieCultureMusiqueSportVie pratiqueVie de la tribuAnnoncesDie GazetteLa DernièreEdition actuelleBlogsNos conseils BlogsSur nos blogs...Créez votre blog!ArchivesNos archivesChronique historiqueL'équipeQui sommes nous?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?ServicesLaisser une annonceInfolettre & RSSPetites AnnoncesPublicité / WerbungAnnonceursLiens / LinksContactImpressum








Christian Boltanski appartient-il déjà à l’Histoire ? Le prix Nobel des Arts 2006 sera-t-il rattrapé par le souvenir de ses contemporains ? Tentative de réponse, à travers la toile complexe de son exposition à l’Institut Mathildenhöhe de Darmstadt.

 

Extrêmement délicat que de vouloir interroger le travail d’un artiste de son vivant. C’est devenu le jeu du critique, excellence française de la frustration : trouver un sens à ce qui n’en aura qu’une fois bâillonné par la mort, passé dans l’immobilisme éternel. Le travail, le texte de Christian Boltanski, un des derniers dinosaures du siècle dernier, échappe encore au sens par, justement, sa volonté de sens. Comme un enfant devant la flamme d’une allumette, ou un grand-père devant Linux, Boltanski démonte avec une austérité plastique fulgurante la fonction du souvenir et de l’oubli pour en extraire le jus de l’expérience. Il accumule les pointillés pour retrouver la piste d’un instant, tragique ou ludique, la couleur d’un cartable, l’odeur des camps. Vivant, son travail recherche pourtant la mort, la mue sèche, les restes de rien, entassés dans le grenier du temps. Un grenier, justement, comme cette exposition fleuve au parfum de mémorial. Le néophyte pourra y suivre le parcours inouï d’un artiste total, tout entier, consumé corps et âme par la cendre mémorielle dans son incarnation la plus analytique, au point d’en devenir sensible, matérielle. Les initiés, eux, suivront un sentier polymorphe à travers la forêt de ces synapses imaginaires, de ce territoire sans carte, avec, en permanence, cette question : à quoi ressembleront les souvenirs que nous aurons de Boltanski ? Boltanski est à la jonction de deux siècles, est-il condamné à sombrer avec le vieux monde, dans une soupe de souvenirs indifférenciés ? Conscient du danger, il expédie des fragments de lui dans le temps, comme autant de pixels recomposant son esprit, son temps. Ce cri prolongé, soutenu, aura-t-il toujours la force de nous parvenir après la chute ?

 

David Calvo








pas encore de commentaire

 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 

La Gazette sur les réseaux sociaux : "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter" "déjà plus de 4000 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1500 sur Twitter"

Google
Web La Gazette
Blogs Facebook


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.




Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
Beer, Gastl & Partner
Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
www.ra-revel.de

Faites votre pub ici!

Auberges de Jeunesse à Berlin



KOCH KARIMI
Cabinet d’avocats franco-allemand
(Berlin – Paris)
Rechtsanwälte, in Deutschland und Frankreich zugelassen

MEDIATIS
Faire un crédit pour financer ses études à l'étranger

JOBISJOB
Toutes les offres d’emploi à Berlin et partout en Europe





LEO - Dictionnaire