
La politique française n’a jamais été à l’abri d’invités surprises. L’Allemagne, patrie du bio, du vélo et du tri sélectif a trouvé son « non candidat » favori : Nicolas Hulot.
« Héritier du commandant Cousteau » (FAZ), « Al Gore à la française » (TAZ), « héro de l’audimat » (FTD), la presse allemande a eu quelques difficultés à expliquer à ses lecteurs le «phénomène Hulot ».
«Il a exploité l’hypothèse d’une candidature comme moyen de pression politique » écrit Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le globe-trotter veut «sortir la politique française de son insouciance et ignorance en matière d’écologie » explique Wiegel, qui précise au passage qu’il « fait remarquablement frais » dans le bureau de Monsieur Hulot. Enfin un candidat qui fait ce qu’il dit ?
Le Financial Times Deutschland est moins emballé. «Il porte des chemises de baroudeur, a les cheveux effilochés et la peau tannée. Aux yeux des Français, ça le rend crédible » écrit Heimo Fischer, dubitatif.
«Son programme est ‘open source’» explique la TAZ à propos du désormais fameux « pacte écologique ». « Il le met généreusement à disposition de tous les candidats. Avec pour but avoué de rendre ainsi sa candidature inutile».
Le Spiegel online semblait pourtant y croire. A une semaine de sa décision, le magazine parlait de « La marche triomphale de Monsieur Hulot », prédisant que sa candidature pourrait « bouleverser l’arithmétique électorale ».
Mais au lendemain du retrait d’Hulot (22.01.07), le quotidien économique Handelsblatt s’associait finalement au soulagement des partis politiques français et titrait « Le trouble-fête renonce à l’élection».
M.V.
Voir aussi les autres acteurs des présidentielles 2007:
>> Ségolène Royal
>> Nicolas Sarkozy
>> Marie-George Buffet
>> Jean-Marie Le Pen
>> François Bayrou
>> José Bové
>> Internet
>> Jacques Chirac