Décoration de scène
Enviait-il les Molières français ? Le « Deutscher Bühnenverein » a tapé du poing sur la table : « Faust », c’est ainsi que s’appelle la nouvelle récompense décernée le 24 novembre au Théâtre Aalto d’Essen. Le jury, composé d’experts et de membres de l’Association allemande des arts de la scène, a tranché. Voici le palmarès:
- Meilleure mise en scène de théâtre: Jürgen Gosch pour «Macbeth», joué au Schauspielhaus Düsseldorf
- Meilleure interprétation de théâtre: Katharina Schüttler pour «Hedda Gabler» joué à la Schaubühne Berlin
- Meilleure mise en scène de théâtre musical : Jossi Wieler et Sergio Morabito pour «Doktor Faustus» joué au Staatsoper Stuttgart
- Meilleure chorégraphe : Meg Stuart pour « Replacement » joué à la Volksbühne Berlin
- Meilleur danseur : Marijn Rademaker pour Äffi au Theaterhaus Stuttgart
- Meilleure mise en scène de théâtre jeune public: Klaus Schumacher pour «Mutter Afrika», joué au Deutsches Schauspielhaus Hamburg
- Meilleurs décors et costumes : Katrin Brack
- Le prix spécial a été décerné à George Tabori pour son œuvre
A tout prix
Décidemment, le 24 novembre a vu pleuvoir les prix: c’est en effet ce jour que le musicologue allemand Ludwig Finscher a reçu à Rome le Prix Balzan pour son « Histoire de la musique occidentale depuis 1600 ». A côté du Prix Nobel, le Prix Balzan constitue l’une des plus prestigieuses distinctions internationales décernées dans les domaines des sciences, de la culture et de l'action humanitaire.
Théâtre sur papier
La scène théâtrale allemande (et internationale) vous intéresse ? Et vous lisez l’allemand ? Jetez-vous sur les trois grands magazines allemands consacrés au théâtre : Theater der Zeit, Die Deutsche Bühne et Theaterheute. Portraits, entretiens, photos, nouvelles pièces (articles ou pièces intégrales), agendas des premières en Allemagne, références bibliographiques… Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le théâtre sans oser le demander.
Opéra sans fonds
Michael Schindhelm, secrétaire général de la fondation des opéras berlinois, a été invité à démissionner. Sans dédommagement. Il quittera son poste le 31 mars 2007. Juste le temps d’avoir proposé un concept refusé par Klaus Wowereit: faire passer le Deutsche Oper du système de répertoire à celui de semi-stagione afin de réduire le nombre de ses productions d’une trentaine à une dizaine par saison. Le Sénat berlinois campe sur ses positions budgétaires, et ne prévoit pas de participer à l’assainissement du Staatsoper. D'ailleurs Wowereit vient d'avoir une idée de génie: offrir le Staatsoper à l'Etat fédéral! Reste à voir si l'Etat se réjouira de ce cadeau... empoisonné?