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"Au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi, mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami", chantait Georges Brassens. Le poète sétois ne s'était pas trompé. Plus de 60 ans après son passage en Allemagne comme travailleur forcé, un petit village du Brandebourg lui rend un grand hommage avec son "festival Brassens".

 

Pendant plus d'un demi-siècle, Basdorf a ignoré que le chanteur avait séjourné un an dans la commune. Il a fallu qu'un Allemand vivant en France révèle aux habitants que le chansonnier avait servi chez eux au STO (Service du Travail Obligatoire) sous le nazisme.

A 22 ans, en 1943, Georges Brassens est en effet réquisitionné et part pour Basdorf, au nord de Berlin, pour travailler dans les usines BMW qui fabriquent des moteurs d'avion. Il y rencontrera deux amis, Pierre Onténiente (son futur secrétaire personnel) et René Iskin (son premier interprète). A Basdorf, il écrit aussi les premières chansons de son répertoire ("Pauvre Martin", "Bonhomme", "Maman, papa"). Mais il ne reviendra pas à Basdorf après sa permission à Paris. En mars 1944, il décide de déserter le STO et de plonger dans la clandestinité.

Brassens reste peu connu en Allemagne et personne ne connaissait le poète au village il y a trois ans. Pour le découvrir, le maire s'est donc rendu en France au festival de Vaison la Romaine. A son retour, il décide de rebaptiser la place de la Gare en "place Georges-Brassens" et fait poser une plaque commémorative à la bibliothèque. Dans la foulée, Marion Schuster, professeur de français qui habite le village et connaît bien l'œuvre du poète, noue en 2003 des contacts avec des interprètes français et allemands ainsi qu'avec d'anciens amis de Brassens et crée un festival à Basdorf.

La 3ème édition de ce festival, qui a lieu du 13 au 17 septembre, s'ouvre à d'autres compositeurs francophones (Jacques Brel, Guy Béart, Jean Ferrat, Léo Ferré). Le 15 septembre, la librairie Zadig organise quant à elle une lecture en avant-première de «Brassens. Le regard de Gibraltar» de et par Jacques Vassal (voir agenda). Basdorf pourrait lentement se transformer en rendez-vous de la chanson française en Allemagne.

 

Christophe Bourdoiseau








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un ami de georges /// Dienstag, 19-09-06 00:00

"Non, les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux " repris par sinsimilia c'est de la bale :

http://www.sinsemilia.com

sinon à la guitarre seche :

http://perso.orange.fr/lymoc/lmr.html

 

tricia /// Montag, 18-09-06 23:40

tres vrai...voir

http://www.lesamisdegeorges.com

http://www.anarchie.be/AL/9/Brassens.htm

 
 

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