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 Beuys: Honey Bump in the workplace
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Joseph Beuys
1921-1986
Sculpteur de formation et professeur à l’Académie des Beaux-arts de Düsseldorf, Joseph Beuys est LA figure emblématique allemande de la fin du siècle passé. Son œuvre est marquée par l’utilisation non maniériste de matériaux tels que le feutre, l’os ou la graisse en souvenir de son crash aérien pendant la 2ème guerre mondiale, où il aurait été sauvé par des Tatars qui l’enveloppèrent de graisse et de feutre pour le protéger du froid. Entre 1963 et 1974, il fait évoluer le concept de sculpture et réalise des performances spectaculaires. Engagé dans la gauche des années 70, Beuys réalise son célèbre « J’aime l’Amérique et l’Amérique m’aime » : lors de l’inauguration d’une galerie new-yorkaise, il s’enferme pendant une semaine dans une pièce vide avec un coyote.


Anselm Kiefer
1945-
Elève de Joseph Beuys, ce peintre néo-impressionniste (membre de la nouvelle peinture allemande des années 60) ne cesse d’interroger l’histoire de son pays : nazisme, romantisme, mythologie nordique... Il utilise du plomb, de la paille ou du goudron pour donner à sa peinture une rugosité à l’image de la violence qu’il cherche à atteindre dans son œuvre. Il a notamment réalisé en 2001-2002 un ensemble magistral de 10 tableaux, intitulé « La vie secrète des plantes ».


Andreas Gursky
1955-
Elève de Bernd et Hilla Becher, il s'inspire de leur esthétique marquée par la recherche de l'objectivité et la précision. Pour ses séries de grands formats couleurs au traitement numérique, l'auteur se pose en observateur. Il photographie les structures de la société contemporaine, ses réseaux, son abondance. Le spectateur vacille à la vue de ces plans gigantesques : la Bourse de Hong Kong (1994) ou Klitschko (1999), prise de vue lointaine, quasi-aérienne d'un match de boxe.


Wolfgang Tillmans
1968 -
Son style lie avec talent la photographie de mode et le documentaire, mêlant portraits, paysages et natures mortes. La majeure partie de son travail a été publiée dans le magazine branché britannique i-D, avec lequel il a commencé à collaborer en 1988. Ses sujets font souvent référence à son engagement politique en faveur des droits homosexuels ou contre le racisme et la précarité. Lors de ses expositions, il met en scène son refus de hiérarchiser les thèmes abordés ainsi que leur traitement, artistique ou journalistique. Il a reçu le Prix Turner en 2000.


Gerhard Richter
1932-
Originaire d’Allemagne de l’Est, il s’installe à Düsseldorf puis Cologne dans les années 60. Il peint d’abord d’immenses toiles dans les nuances de gris, leur donnant une apparence de flou photographique. « Femme descendant un escalier » (1965) est l’une des plus connues. Il refuse la proclamation de « la mort de l’art » et décline toutes les techniques de la peinture sans s’enfermer ni dans un style ni dans un genre particulier, allant jusqu’à l’abstraction (Peintures abstraites à partir de 1979). C’est l’un des artistes allemands les mieux cotés aujourd’hui.
Cécile de Corbière