« De tous, les Belges sont les plus valeureux ». Tous les belges, sans distinction linguistique, se gargarisent volontiers de cette citation célèbre de Jules César. L´histoire de ce jeune petit pays explique en partie la situation actuelle.
Le Royaume de Belgique prend son indépendance en 1830 à l’issue des « journées de septembre » qui virent les Belges catholiques chasser les Hollandais protestants. Les grandes puissances occidentales plutôt favorables à la création de ce petit pays lui dénichèrent un roi : le duc de Saxe Cobourg.
La Wallonie, puissance industrielle, est en position de force dans ce nouvel Etat. Le français, langue des élites, avaient été choisi comme langue officielle à la création du royaume. Tout au long du XIXème siècle la grogne monte parmi la majorité néerlandophone, jusqu’en 1898 et la reconnaissance du néerlandais comme deuxième langue officielle.
A partir des années 1960, le rapport de force industriel change et la partie flamande jouit d’une prospérité économique nouvelle. De nombreuses revendications des néerlandophones – certaines issues de la montée du Nationalisme flamand dans l´Entre-deux-guerres – sont adoptées durant cette décennie (frontière linguistique, autonomie culturelle, réformes constitutionnelles…).
Aujourd’hui la Belgique traverse une grave crise politique et identitaire, une des pires de son histoire et étonnamment, entre les flamands et les wallons, c´est vers le roi issu d´une famille germanique que l’on se tourne pour chercher l’unité nationale.
Clément Bruchon
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