Du 19 au 22 avril, comme tous les deux ans, se déroule la foire internationale pour l’aviation civile de Friedrichshafen. Un hangar de 80 000 m² accueillera plus de 700 exposants du monde entier, dont 21 venus de France. Lors de la dernière édition en 2005, 35% des 45 000 visiteurs étaient étrangers.
De la pratique du vol à voile, qui nécessite un planeur (avion sans moteur) à l’ULM (un avion « ultra léger motorisé », monoplace ou biplace), l’aviation de loisirs fait partie des activités qui se développent à vitesse grand V. Tour d’horizon de ce qu’il faut savoir pour voler en bonne et due forme, en Allemagne et en France.
La licence
En Allemagne, les membres d'aéroclubs âgés d’au moins 17 ans peuvent espérer avoir accès au titre sacré : la Private Pilot Licence dite PPL. Cela sous entend un bon nombre d’heures de vol, seul et accompagné. Cette licence permet au pilote d'endosser la casquette de commandant de bord et de transporter des passagers partout, même à l'étranger. Il faut compter en moyenne 12 000 €. La durée de sa validité varient selon l'aérodrome qui accorde la licence (et donc en fonction du profil du pilote).
En France, avant l’obtention de la licence, valide 5 ans, il existe une première étape : le brevet. Il autorise le pilote d’au moins 15 ans à voler seul, dans un rayon de 30 kilomètres du terrain de départ. Il coûte entre 1500 et 2000 €.
Où voler ?
Les régions du Sud des deux pays sont largement les plus fréquentées. Le pic saisonnier commence en avril pour se terminer vers fin octobre. S´il est très facile de survoler Berlin, Paris est inaccessible. Et si les zones militaires, par exemple, sont interdites en France, en Allemagne, les parties du ciel les plus dangereuses, « Überflugvereidungszone », sont simplement signalées aux pilotes.
Et l’environnement ?
Là aussi, les Allemands ont une longueur d’avance. Cette année, un projet a été mis en place par l’association Daec e.V, qui regroupe tous les aérodromes du territoire : « Verstehen statt Verbieten », soit « comprendre plutôt que d’interdire ». Il s’agit de responsabiliser le pilote, qui doit notamment respecter les zones empruntées par les oiseaux, et avoir le réflexe de se dégager dans des couloirs à 600 m d’altitude spécialement conçus en cas de surfréquentation.
Sabine Geli
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