Le 31 juillet dernier, deux bombes placées dans deux trains en direction de Dortmund et Coblence, dont l’explosion devait survenir simultanément dix minutes avant leur entrée en gare, n’ont pas sauté à cause d’un défaut de fabrication. Trop d’explosifs – les bombes, d’environ 25 kilos, comportaient une bonbonne de gaz de 11 litres et des bouteilles remplies d'un liquide inflammable- et pas assez d’oxygène : c’est ce détail qui a sauvé la vie de nombreux passagers.
Grâce aux services de sécurité allemands, plusieurs personnes ont été jusqu’ici interpellées, dont deux auteurs présumés. Le premier, un jeune libanais de 21 ans, Youssef Mohammed El Hajdib, étudiant en électromécanique à Hambourg a été reconnu grâce aux caméras de surveillance de Cologne et arrêté à Kiel, alors qu’il tentait de quitter le pays. Les traces de son ADN ont été prélevées sur l’un des bagages piégés.
Cinq jours plus tard, au Liban, Jihad Hamad, 20 ans, se livre aux autorités. Grâce à ses aveux, deux autres suspects ont été arrêtés. La piste d’une cellule terroriste indépendante, dont les racines remontent jusqu’au Liban est encore à l’étude. Ces attentats ont fait prendre conscience à l’Allemagne de son statut de cible potentielle.
D.F