Le 1er janvier 2007, l’Allemagne succédera à la Finlande à la tête du Conseil de l’Union Européenne. La présidence de cette institution joue un rôle primordial car elle dicte l’orientation politique de l’Union pendant 6 mois. Le programme officiel de la présidence allemande sera présenté en novembre. La Chancelière Angela Merkel a déjà mentionné les points principaux début octobre, lors du passage à Berlin du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
L’Allemagne entend relancer le projet européen et profitera du cinquantenaire du Traité de Rome pour présenter une « Déclaration de Berlin » réaffirmant les valeurs de l’Union.
Peu après la tenue sans grand résultat de son propre sommet sur l’énergie, l’Allemagne annonce un sommet sur la politique énergétique de l’UE en mars. Le but : élaborer un concept à la fois plus écologique, moins cher et plus sûr, notamment par rapport aux pays fournisseurs d’énergie.
L’Allemagne souhaite d’autre part contrer l’euro-scepticisme en encourageant la relance économique, considérée comme seul moyen de redonner confiance en l’Union.
Mais le véritable cheval de bataille de la présidence allemande sera la constitution européenne, dans l’impasse depuis les « non » français et néerlandais de 2005. En juin 2007 elle compte élaborer une feuille de route sur laquelle pourront s’appuyer les autres présidences. L’idée est d’arriver à un accord, juste avant les élections européennes de 2009, c’est-à-dire fin 2008, pendant la présidence … française.
M.V.