L'Allemagne - 3ème pays contributeur de l'ONU après les États-Unis et le Japon – espère toujours voir aboutir sa proposition de réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, élaborée avec le Brésil, l’Inde et le Japon en 2005. Le « projet G4 » qui prévoit 6 nouveaux sièges permanents et 4 non permanents doit encore séduire l’Union Africaine sans laquelle la réforme du G4 n’a aucune chance de succès. Les désaccords portent principalement sur le droit de veto ou non des nouveaux membres permanents.
A l’heure actuelle, le Conseil compte 15 sièges dont 5 permanents ayant le droit de véto (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie). Avec la fin de la Guerre Froide et l’augmentation du nombre des membres de l’ONU, le Conseil de sécurité risque cependant de perdre son autorité légitime si aucune réforme ne l’adapte à la nouvelle donne géopolitique du XXIe siècle.
Dès les années 90 s’est posée la question de l’élargissement du Conseil de sécurité et du droit de veto accordé à certains membres . En 1997, la première proposition de réforme du Conseil avorta et ce n’est qu’après la dernière guerre en Irak que le sujet refit surface : une réforme des institutions s’imposait pour garantir la sécurité internationale. Depuis, les propositions se multiplient mais le changement s’avère difficile, les 5 membres permanents semblant plus attachés à leurs privilèges que prêts à donner le feu vert à une réforme. Enfin, certaines puissances n’hésitent plus à contourner cette institution internationale datant de la Guerre Froide dont la réforme paraît alors quasi-désuète. Ne serait-il pas temps de relancer les dès ?
Charlotte Noblet