Alors que Alitalia et Air France-KLM sont en « consultations exploratoires » en vue d´une éventuelle fusion sous les auspices des deux exécutifs nationaux, les jeux semblent plus que jamais ouverts.
L´état italien qui détient encore 49,9% d´Alitalia s´apprête à privatiser 25% du capital. Air France-KLM tente de calmer l´ardeur transalpine et soumet toute fusion à une réelle volonté d´Alitalia d´assainir sa situation financière. De son côté, Lufthansa, présent dans le ciel italien via Air Dolomiti et Air One et autre acheteur potentiel, ne montre guère plus d´enthousiasme. Au vu des résultats actuels d´Alitalia, le Français Thierry Antinori, DG marketing et ventes de Lufthansa ne trouve pas la mariée à son goût. La surprise pourrait venir de l´espagnole Iberia, en difficulté avec un de ses actionnaires : British Airways, actionnaire jusqu´alors de 9% de la compagnie espagnole, vient de monter à 10% comme pour montrer son souhait de consolider ce rapprochement.
L´attractive Ibéria pourrait donc troubler la donne d´autant plus que les analystes financiers sont toujours plus nombreux à émettre des doutes sur l´intérêt d´un rapprochement par dessus les Alpes.
Régis Présent-Griot