imprimer   13.02.2012 
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Après quelque 15 ans de procédures, la construction du futur aéroport de Berlin débute enfin sur le site de Schönefeld.

 

Les premiers coups de pelles ont été donnés par le ministre des Transports Wolfgang Tiefensee et par les ministres-présidents des Länder de Berlin et du Brandebourg, Klaus Wowereit et Matthias Platzeck. Le BBI (Berlin-Brandebourg-International) construit à Schönefeld, l'ancien aéroport principal de la RDA utilisé surtout, depuis la chute du Mur, par les compagnies à bas coûts, devrait doper le tourisme et l'économie. Troisième aéroport national, derrière Francfort et Munich, il aura une capacité initiale de 22 à 25 millions de passagers par an, voir 40 millions par la suite. A titre de comparaison, les trois aéroports berlinois ont totalisé l'an passé 17 millions de passagers. La date d´ouverture est prévue pour fin octobre 2011.

 

 

Un projet éminemment politique

Les responsables politiques en attendent d´importantes retombées économiques pour Berlin et l'est de l'Allemagne. La chancelière s’est réjouie d’un nouvel aéroport moderne, productif et compétitif. Klaus Wowereit, maire de la ville, y voit la promesse du développement économique régional. Entre 30 000 et 40 000 créations d’emploi sont en effet prévues d’ici 2012. Le ministre de l'Economie Michael Glos a souligné « l'immense signification économique » du projet. « La région attend cet aéroport comme le désert la pluie », a renchéri Wolfgang Weber, porte-parole local de Lufthansa.




Des mécontentements divers

 

Mais cet enthousiasme n´est pas unanime. Joachim Hunold, président de Air Berlin estime que les restrictions imposées par les décisions de justice vont faire empirer la situation du trafic aérien berlinois. Déjà, au lendemain de la chute du mur, quand on imaginait la construction d’un hub majeur à Berlin, le BBI s´était heurté à une forte opposition des riverains. Depuis, une véritable bataille juridique a éclaté : 4 000 plaintes ont été déposées contre les risques de nuisances induites par le futur aéroport. Une décision en appel, a priori définitive, y a mis un terme.

Cependant, la décision mécontente à peu près tout le monde. Les habitants estiment que les mesures contre les nuisances sonores et les émissions polluantes sont insuffisantes. Les compagnies, elles, se plaignent des restrictions horaires. Les vols de nuit ont été limités voire proscrits. L´interdiction de minuit à 5h du matin (préjudiciable au fret), passe encore; mais pour la société des aéroports de Berlin, la restriction du trafic sur les tranches horaires 22h-24h et 05h-06h (impliquant la perte d´une rotation quotidienne) menace la viabilité même de l’aéroport. Selon Thomas Ellerbeck, Président de Lufthansa cette restriction va décourager les compagnies de le choisir pour hub. Le BBI risque d'être « un tombeau vide de plusieurs milliards », se sont insurgées plusieurs low-cost dans un communiqué. Elles craignent un bond des taxes d'aéroport et des pertes de temps à l'embarquement et au débarquement. « Si le BBI est construit comme prévu, nous devrons revoir nos plans » à Berlin, a averti John Kohlsaat, N°1 d'easyJet en Allemagne. « Trop grand, trop cher », il « sera déjà trop vieux de vingt ans à l'ouverture. » Les plans datent des années 90, avant les low-cost, qui pourraient transporter 70% des passagers berlinois d'ici 2011. Une aile spéciale leur a toutefois été promise.


 

Le pactole des travaux
La piste existante sur le site actuel sera prolongée et une seconde construite, avec au milieu un grand terminal. A l´investissement de 2 milliards d'euros estimés pour l'aéroport proprement dit, s'ajoutent quelque 600 millions pour une gare ferroviaire souterraine. Le financement est assuré par la ville de Berlin, le Land de Brandebourg et l’Etat fédéral. La toute première tranche des travaux porte sur 180 millions d´euros. Compte tenu de l´importance des sommes, il s´agira d´appels d´offres européens. Le dirigeant de Spie GmbH, René Richter, estime que parmi les grandes firmes françaises en dehors de sa société, seule Vinci devrait être partie prenante dans les travaux, par l´intermédiaire de sa filiale Eurovia : « en l'absence d´équipe locale à même de suivre le projet, je serais surpris de voir Bouygues jouer un rôle ».

Le feuilleton n'est pas terminé : le BBI induirait la fermeture des autres aéroports berlinois (Tegel doit fermer en 2012, et Tempelhof dès 2007). La Deutsche Bahn suggére de maintenir ce dernier, qui a déjà obtenu un sursis l'an passé, pour les petits avions privés...

 

Régis Présent-Griot

 








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papamobil /// Samstag, 16-09-06 02:54

c'est bête...moi j'aimais bien schönefeld...ça avait un côté aéroport de sous préfecture...

 
 

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