imprimer   17.05.2012 
N°. 1EditoCoupe du mondeDossierEconomieCultureSportVie pratiqueAnnoncesDie GazetteLa DernièreEdition actuelleBlogsNos conseils BlogsSur nos blogs...Créez votre blog!ArchivesNos archivesChronique historiqueL'équipeQui sommes nous?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?Fixeur à Berlin ServicesLaisser une annonceInfolettre & RSSPetites AnnoncesPublicité / WerbungAnnonceursLiens / LinksContactImpressum










 

Symbole des dérives du libéralisme, Josef Ackermann souffre d'un grave déficit d'image en Allemagne. Ardent défenseur de la germanité d'une Deutsche Bank dont l'actionnariat est pourtant anglo-saxon, le patron le mieux payé d'Allemagne est sous le feu des critiques.

 

 

Les actionnaires de la Deutsche Bank réunis le 1er juin en assemblée générale peuvent avoir le sourire. Après des années de restructurations, leur établissement affiche maintenant une santé d’acier. Les affaires marchent si bien qu’au cours des trois premiers mois de l’année, la banque a réalisé le meilleur résultat de son histoire, dégageant une rentabilité des fonds propres de 40%. Une évolution dont profiteront aussi les actionnaires qui percevront dès vendredi un dividende de 2,50 euros par titre, en hausse de 47% par rapport à l’an dernier.

En dépit de ce redressement, la banque n’est toujours pas parvenue à redorer son image auprès de l’opinion publique. Au contraire, la récente décision de fermer l’un de ses fonds immobiliers et d’empêcher ainsi plusieurs centaines de milliers de petits épargnants d’accéder à leurs placements, a ravivé la colère contre un établissement qui est devenu le symbole des méfaits de la mondialisation et d’un capitalisme déchaîné. Malgré la décision de la banque de dédommager tous les clients concernés, ceux-ci lui ont massivement tourné le dos dès la réouverture du fonds fin mars, retirant de ses comptes plusieurs milliards d’euros.

La critique se dirige surtout contre le patron de la banque, le Suisse Josef Ackermann. Avant même qu’il ne prenne les rênes du pouvoir en mai 2002, on le soupçonnait de n’attacher que peu d’importance au marché allemand. Et il a dû batailler pour convaincre les investisseurs et l’opinion publique qu’il n’était pas question de déménager le siège du groupe de Francfort à Londres, même si la branche d’affaires de la banque d’où proviennent trois quarts des bénéfices du groupe y est implantée. Les soupçons demeurent néanmoins vivaces et Josef Ackermann a depuis défendu sans relâche la germanité de la Deutsche Bank. Il l’a encore souligné lors de la publication des résultats annuels en février dernier, qui ont confirmé le retour de l’établissement dans le gotha de la finance mondiale.

Il n’empêche que Josef Ackermann ne parvient plus à se défaire de son image de manager froid et impitoyable depuis qu’il a annoncé, en février 2005, la suppression de 6 400 emplois malgré le retour d’un bénéfice net de 2,5 milliards d’euros. L’affaire avait provoqué un tel tollé que certains hommes politiques sociaux-démocrates ont demandé sa démission. Josef Ackermann est resté en fonction, mais son sort demeure suspendu à l’issue du second procès Mannesmann. Dans cette affaire, le patron de la Deutsche Bank, déjà connu pour être le patron le mieux payé d’Allemagne, est accusé d’avoir dilapidé l’argent des actionnaires.

En sa qualité de membre du conseil de surveillance de Mannesmann, il a participé à la décision d’accorder à ses anciens dirigeants, et non aux actionnaires, une prime de plus de 50 millions d’euros, après le rachat de Mannesmann par le britannique Vodafone. Acquitté lors d’un premier procès, Ackermann devra comparaître à nouveau dès la seconde moitié de cette année.

Telle est en tout cas la volonté de la Cour Suprême de Karlsruhe qui a décidé en janvier d’annuler la relaxe générale prononcée en juillet 2004 par le tribunal de Dusseldorf.

Au cas où il serait condamné, Ackermann a déjà laissé entendre qu’il quitterait la Deutsche Bank. Or, un départ prématuré de son patron dont le mandat n’expire qu’en 2010 risque de plonger la Deutsche Bank dans une nouvelle phase de turbulences, car la première banque allemande manque cruellement de dauphins. Pour empêcher un tel scénario catastrophe, les juristes de la Deutsche Bank ont proposé un compromis à l’allemande : si Ackermann accepte de payer une forte amende, il évitera une condamnation formelle. Dans ce cas, il pourra rester en fonction et l’affaire sera terminée. Le tribunal de Düsseldorf n’a pas encore répondu à cette proposition.

 

Lothar Gries

 

Voir aussi:

>> Le squat de l'évènement

>> Brèves

>> Chronique juridique et fiscale








pas encore de commentaire

 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 

La Gazette sur les réseaux sociaux : "déjà plus de 4300 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1700 sur Twitter" "déjà plus de 4300 "j'aime" qui suivent l'actu de La Gazette sur Facebook et plus de 1700 sur Twitter"

Google
Web La Gazette
Blogs Facebook

Festival Francophonic à Berlin


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.




Jean-Patrick REVEL, avocat bilingue franco-allemand.
Rechtsanwalt – Fachanwalt f. Familienrecht
Beer, Gastl & Partner
Schloßstraße 17
13467 Berlin
Tel. +49 (0)30 810 335 620
www.ra-revel.de

Faites votre pub ici!

Auberges de Jeunesse à Berlin



KOCH KARIMI
Cabinet d’avocats franco-allemand
(Berlin – Paris)
Rechtsanwälte, in Deutschland und Frankreich zugelassen

MEDIATIS
Faire un crédit pour financer ses études à l'étranger

JOBISJOB
Toutes les offres d’emploi à Berlin et partout en Europe





LEO - Dictionnaire